CETATEXT000042992107 J3_L_2021_01_000002003168 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/99/21/CETATEXT000042992107.xml Texte CAA de BORDEAUX, , 07/01/2021, 20BX03168, Inédit au recueil Lebon 2021-01-07 CAA de BORDEAUX 20BX03168 excès de pouvoir C MARTY Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2020 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement n° 2000191 du 4 juin 2020, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande. Procédure devant la cour administrative d'appel : Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2020, Mme A..., représentée par Me C..., demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Limoges du 4 juin 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2020 du préfet de la Haute-Vienne ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Elle soutient que : - la décision portant refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé et méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle est suivie pour un diabète insulino-dépendant, que son traitement ne peut pas être interrompu, et que celui-ci n'est pas disponible au Nigéria ; - elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle a été victime d'un grave incendie dans son immeuble d'habitation en février 2018 et qu'elle est présente en France depuis 2006 ; - le préfet de la Haute-Vienne était tenu de saisir la commission du titre de séjour dès lors qu'elle justifie d'une présence continue de plus de dix ans ; - cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ; - la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ; - elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Mme A... a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2020/010157 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux du 20 août
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.