CETATEXT000043109034 J0_L_2021_02_000001801851 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/10/90/CETATEXT000043109034.xml Texte CAA de VERSAILLES, 4ème chambre, 02/02/2021, 18VE01851, Inédit au recueil Lebon 2021-02-02 CAA de VERSAILLES 18VE01851 4ème chambre excès de pouvoir C M. BROTONS SELARL BAUDIN VERVAECKE Mme Hélène LEPETIT-COLLIN Mme GROSSHOLZ Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La société de Fret et de services a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation de licencier M. B... A... née, le 29 janvier 2017, du silence gardé par l'inspection du travail sur cette demande. Par jugement n°1702688 du 28 mars 2018, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 28 mai et 28 décembre 2018, la société de Fret et de Services, représentée par Me Sardinha Marques, avocat, demande à la cour : 1° d'annuler le jugement attaqué et la décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation de licenciement ; 2° de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que c'est à tort que le tribunal a retenu qu'elle n'avait pas intérêt à agir, ce dernier s'appréciant au regard des effets juridiques que l'acte est susceptible de produire sur le requérant et dès lors qu'en l'espèce, nonobstant le licenciement de M. A... le 28 juillet 2016, sa responsabilité est susceptible d'être recherchée, sur le fondement de son obligation de sécurité à l'égard de ses salariés, par ces derniers en raison du comportement de l'intéressé à leur égard et que ce dernier conteste son licenciement devant le conseil des prud'hommes. Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2018, M. B... A..., représenté par Me Baudin-Vervaecke, avocat, demande à la cour : 1° de rejeter le recours ; 2° de mettre à la charge de la Société de Fret et de Services une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que c'est à bon droit que les premiers juges ont rejeté le recours comme irrecevable dès lors qu'au moment de son licenciement, le 26 juillet 2018, il avait perdu sa qualité de salarié protégé, que la procédure administrative d'autorisation de licenciement n'avait donc plus à être suivie, que la réintégration qu'il pourrait demander dans le cadre du procès devant le conseil des prud'hommes, et qu'il ne demande d'ailleurs pas, ne repose donc pas sur cette procédure. Subsidiairement, il soutient qu'il existe un lien entre la demande de licenciement et son mandat et que les fautes qui lui sont reprochées ne sont pas établies compte tenu des injures dont il a fait l'objet au sein de la société. .................................................................................................................. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code du travail ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme C..., - et les conclusions de Mme Grossholz, rapporteur public Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.