Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 16 décembre 2020 et 17 février 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Robert Arnal et Fils et la Société de maintenance et réparation de matériel maritime demandent au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance a refusé de leur communiquer les documents et informations qu'elles ont demandés afin d'évaluer l'indemnité d'éviction qui leur est due au titre de l'expropriation par la Métropole Aix-Marseille-Provence du terrain qu'elles occupent 14 rue André Allar à Marseille ; 2°) d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la relance de leur communiquer dans un délai de huit jours, sous astreinte définitive de 1 000 euros par jour de retard : - les valeurs vénales des biens immobiliers issues des mutations réalisées sur le périmètre de la déclaration d'utilité publique relative à la ZAC Littorale ; - les accords intervenus entre l'expropriant et les divers titulaires de droits à l'intérieur du périmètre de la déclaration d'utilité publique relative à la ZAC Littorale ; - les accords intervenus à l'intérieur de la zone d'aménagement différé Façade Maritime Nord ; - les évaluations administratives rendues définitives en vertu des lois fiscales ou les déclarations faites par les contribuables avant l'ouverture de l'enquête ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, notamment son préambule et son article 61-1 ; - l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ; - le code de justice administrative et le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Arno Klarsfeld, conseiller d'Etat, - les conclusions de M. Alexandre Lallet, rapporteur public ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.