CETATEXT000043204735 J4_L_2021_02_000001902027 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/20/47/CETATEXT000043204735.xml Texte CAA de NANTES, 1ère chambre, 25/02/2021, 19NT02027, Inédit au recueil Lebon 2021-02-25 CAA de NANTES 19NT02027 1ère chambre plein contentieux C M. BATAILLE LE MEHAUTE M. Harold BRASNU Mme CHOLLET Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... D... a demandé au tribunal administratif de Rennes de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises à sa charge au titre de l'année 2013. Par un jugement n° 1701386 du 27 mars 2019, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 27 mai 2019, M. D..., représenté par Me E..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) de prononcer cette décharge ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient qu'il remplit les conditions d'exonération fixées par le I de l'article 81 A du code général des impôts, dès lors notamment qu'il était placé sous la subordination de la société CGG Veritas dont le siège est situé à Paris et que son véritable employeur était ainsi établi en France. Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2019, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. A... a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit : 1. A l'issue d'un contrôle sur pièces des déclarations de revenus souscrites par M. D... au titre des années 2012 et 2013, le service a notamment remis en cause l'exonération d'impôt sur le revenu obtenue au titre de l'année 2013 sur le fondement des dispositions de l'article 81 A du code général des impôts. Après mise en recouvrement et rejet de sa réclamation en ce qui concerne ce chef de rectification, M. D... a demandé au tribunal administratif de Rennes de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises à sa charge au titre de l'année 2013, pour un montant de 9 826 euros en droits et 1 658 euros de pénalités. Par un jugement n° 1701386 du 27 mars 2019, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. M. D... relève appel de ce jugement. 2. Aux termes de l'article 81 A du code général des impôts dans sa rédaction applicable : " I. - Les personnes domiciliées en France au sens de l'article 4 B qui exercent une activité salariée et sont envoyées par un employeur dans un Etat autre que la France et que celui du lieu d'établissement de cet employeur peuvent bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu à raison des salaires perçus en rémunération de l'activité exercée dans l'Etat où elles sont envoyées. / L'employeur doit être établi en France ou dans un autre Etat membre de l'Union européenne, ou dans un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales. / L'exonération d'impôt sur le revenu mentionnée au premier alinéa est accordée si les personnes justifient remplir l'une des conditions suivantes : / 1° Avoir été effectivement soumises, sur les rémunérations en cause, à un impôt sur le revenu dans l'Etat où s'exerce leur activité et sous réserve que cet impôt soit au moins égal aux deux tiers de celui qu'elles auraient à supporter en France sur la même base d'imposition ; / 2° Avoir exercé l'activité salariée dans les conditions mentionnées aux premier et deuxième alinéas : / - soit pendant une durée supérieure à cent quatre-vingt-trois jours au cours d'une période de douze mois consécutifs lorsqu'elle se rapporte aux domaines suivants : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.