Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 2 février 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision n° 741 du 17 novembre 2020 du Conseil national de l'ordre des médecins portant suspension de son droit d'exercer la médecine pour une durée de trois mois. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, en premier lieu, la mairie de la commune dans laquelle il exerce, qui est confrontée à une pénurie de médecins depuis plusieurs années, ne peut pas prendre le risque de se passer d'un médecin généraliste, en particulier dans un contexte de crise sanitaire, en second lieu, il soigne sur place et en télémédecine des patients atteints de la Covid-19, en troisième lieu, il a mis en place un site de télémédecine lui ayant coûté 30 000 euros, qui ne peut s'arrêter au risque de péricliter, en quatrième lieu, les deux baux dont il est le détenteur, le premier portant sur les locaux de son cabinet médical et le second portant sur son domicile, risquent d'être dénoncés car conditionnés par son exercice de la médecine, en cinquième lieu, il risque de perdre sa rémunération conventionnelle dès lors que sa caisse primaire d'assurance maladie a désactivé sa carte professionnelle de santé, en sixième lieu, il a a` sa charge son épouse, ses trois enfants ainsi que ses parents, en septième lieu, la décision contestée provoque chez lui des crises d'arythmie très anxiogènes, en huitième lieu, il a sollicité une demande d'expertise, qui figure au nombre des démarches requises par le code de la santé publique, pour pouvoir reprendre l'exercice de la médecine à l'issue de sa période de suspension et, en dernier lieu, il s'est inscrit et a déjà entamé un diplôme universitaire de formation médicale continue prévu pour les médecins généralistes ; - il existe un doute sérieux quant a` la légalité de la décision contestée ; - la décision contestée est entachée d'une insuffisance de motivation dès lors que, d'une part, elle se fonde sur des témoignages qui ne sont pas directs et, d'autre part, elle ne se fonde pas sur des faits établis et ne démontre nullement son insuffisance et sa dangerosité. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.