CETATEXT000043358546 J1_L_2021_04_000001900502 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/35/85/CETATEXT000043358546.xml Texte CAA de PARIS, 6ème chambre, 02/04/2021, 19PA00502, Inédit au recueil Lebon 2021-04-02 CAA de PARIS 19PA00502 6ème chambre plein contentieux C Mme FUCHS TAUGOURDEAU GRIFFET M. Jean-Christophe NIOLLET M. BAFFRAY Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... B... a demandé au Tribunal administratif de Melun : 1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la rectrice de l'académie de Créteil a rejeté sa demande du 19 février 2016 tendant, d'une part, à la mise en oeuvre d'une enquête administrative dans le cadre de la protection fonctionnelle et, d'autre part, à l'indemnisation de ses préjudices ; 2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de faire cesser immédiatement les agissements répétés de harcèlement moral dont il est victime ; 3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de lui octroyer un emploi correspondant à son grade ; 4°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil et de lui accorder la protection légale qui lui est due ; 5°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 25 000 euros en réparation des préjudices moral et professionnel et des troubles dans ses conditions d'existence subis à raison du harcèlement moral dont il s'estime victime, et d'assortir cette somme des intérêts légaux et de la capitalisation des intérêts ; 6°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 4 253, 80 euros en réparation du préjudice subi du fait du manque à gagner résultant de la sous-évaluation de ses primes, et d'assortir cette somme des intérêts légaux et de la capitalisation des intérêts ; 7°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation du refus de l'administration de lui accorder la protection fonctionnelle, et d'assortir cette somme des intérêts légaux et de la capitalisation des intérêts. Par un jugement n° 1605300 du 20 novembre 2018, le Tribunal administratif de Melun a rejeté ses demandes. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2019, et par un mémoire complémentaire, enregistré le 26 février 2020, M. B..., représenté par Me C..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du Tribunal administratif de Melun du 20 novembre 2018 ; 2°) de faire droit aux conclusions de sa demande de première instance, en assortissant d'une astreinte de 150 euros par jour de retard les injonctions adressées à la rectrice de l'académie de Créteil ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux dépens. Il porte à 6 284,19 euros le montant de la somme qu'il demande en réparation du préjudice subi du fait du manque à gagner résultant de la sous-évaluation de ses primes, et soutient que : - il subit depuis sa période de stage des faits de harcèlement moral, émanant de ses supérieurs hiérarchiques ; - la protection fonctionnelle devait lui être octroyée ; - ces faits lui ont causé un préjudice moral, un préjudice professionnel et matériel, ainsi qu'un préjudice tenant à la perte de ses primes, dont il doit être indemnisé. Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2020, la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés. Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2020, le recteur de l'académie de Créteil déclare s'en remettre aux écritures présentées par le ministre. Par une ordonnance du 2 mars 2020, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mars
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.