Vu la procédure suivante : Le syndicat mixte de traitement et de valorisation des déchets du pays de Caux (SMITVAD) a demandé au tribunal administratif de Rouen, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le président du syndicat d'élimination et de valorisation énergétique des déchets de l'estuaire (SEVEDE) sur sa demande du 18 avril 2019 tendant à ce que le SEVEDE exécute les contrats dans lesquels il s'est substitué à lui, pour le compte des communes de l'ancienne communauté de communes de Coeur de Caux, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision et, d'autre part, d'enjoindre au SEVEDE, à titre provisoire, sous astreinte de 50 000 euros par jour de retard, d'exécuter ses obligations contractuelles notamment en apportant à la société Valor'Caux les déchets issus des communes de Alvimare, Auzouville, Bennetot, Bermonville, Cléville, Cliponville, Enronville, Fauville, Foucart, Hattenville, Ricarville, Saint-Pierre Lavis, Sainte-Marguerite, Trémauville, Yébléron et Rocquefort, et en versant à la société Valor'Caux une quote-part des redevances R2 et R3 et une quote-part de la redevance R1 directement à la société Dexia crédit local, suivant l'échéancier trimestriel prévu à cet effet. Par une ordonnance n° 1902356 du 19 juillet 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande. Par une décision n° 433314 du 5 février 2020, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a, sur le pourvoi du SMITVAD, annulé cette ordonnance, suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le président du SEVEDE sur la demande du 18 avril 2019 présentée par le SMITVAD et enjoint au SEVEDE, d'une part, d'apporter à la société Valor'Caux, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision, les déchets issus des communes de Alvimare, Auzouville, Bennetot, Bermonville, Cléville, Cliponville, Enronville, Fauville, Foucart, Hattenville, Ricarville, Saint-Pierre Lavis, Sainte-Marguerite, Trémauville, Yébléron et Rocquefort, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, d'autre part, de verser à la société Valor'Caux, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision, une quote-part des redevances R2 et R3 déterminée selon les modalités indiquées au point 20 de la décision, sous une astreinte de 1 000 euros par jour de retard et, enfin, de verser à la société Dexia crédit local, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision, une quote-part de la redevance R1 déterminée selon les modalités indiquées aux points 20 et 21 de la décision, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard. Par une requête, enregistrée le 21 février 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le SEVEDE demande au Conseil d'Etat : 1°) de rectifier pour erreur matérielle la décision n° 433314 du 5 février 2020 ; 2°) de rejeter les conclusions présentées par le SMITVAD devant le tribunal administratif de Rouen tendant, d'une part, à la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le président du SEVEDE sur la demande du 18 avril 2019 tendant à ce que le SEVEDE exécute les contrats dans lesquels il s'est substitué à lui, pour le compte des communes de l'ancienne communauté de communes de Coeur de Caux et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au SEVEDE, à titre provisoire, sous astreinte, d'exécuter ses obligations contractuelles. Vu les autres pièces du dossier ; Vu - le code de justice administrative et le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Laurent-Xavier Simonel, conseiller d'Etat en service extraordinaire, - les conclusions de M. Laurent Cytermann, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, Sebagh, avocat du syndicat d'élimination et de valorisation énergétique des déchets de l'estuaire, à la SCP Jean-Philippe Caston, avocat de la société Valor'Caux et à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat du syndicat mixte de traitement et de valorisation des déchets du pays de Caux (SMITVAD) ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.