CETATEXT000043465207 J6_L_2021_04_000002100668 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/46/52/CETATEXT000043465207.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 26/04/2021, 21MA00668, Inédit au recueil Lebon 2021-04-26 CAA de MARSEILLE 21MA00668 plein contentieux C SCP LEMOINE CLABEAUT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Sous le n° 1803565, M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Nîmes de condamner la commune de Montpezat à lui payer une somme de 30 000 euros en réparation des préjudices résultant du harcèlement moral dont il soutenait avoir été victime et de mettre à la charge de cette dernière une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Sous le n° 1900235, M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler la décision du 22 novembre 2018 par laquelle le maire de Montpezat a refusé de lui accorder la protection fonctionnelle, d'enjoindre au maire de réexaminer sa demande dans le délai d'un mois et de mettre à la charge de la commune de Montpezat une somme de 1 250 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1803565 et 19000235 du 17 décembre 2020, le tribunal administratif de Nîmes, après les avoir jointes, a rejeté ces demandes. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 16 février 2021 sous le n° 21MA00668, M. B... A..., représenté par la SCP d'avocats Lemoine Clabeaut, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nîmes du 17 décembre 2020 ; 2°) de reconnaître qu'il a été victime de harcèlement moral lui ouvrant droit à la protection fonctionnelle ; 3°) de condamner la commune de Montpezat à lui payer une somme de 30 000 euros au titre des préjudices résultant du harcèlement moral dont il a été victime ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Montpezat une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, le maire a persisté à lui imposer des tâches en totale contradiction avec les prescriptions du médecin de prévention ; - le tribunal, qui a annulé toutes les sanctions disciplinaires qui lui ont été infligées ne pouvait, comme il l'a fait, en admettre le bien-fondé a posteriori ; en tout état de cause, la circonstance que le maire n'a pas repris de sanction après leur annulation pour vice de forme démontre qu'elles n'étaient nullement justifiées ; en outre, ce sont des sanctions à caractère pécuniaire qui ont été prises et non de simples avertissements ; - il convient également de constater que la progression de sa carrière a été stoppée, ce qui démontre objectivement qu'il a été victime de l'acharnement de sa hiérarchie ; - après avoir essayé d'exécuter les travaux que le maire lui a imposés en contradiction avec les préconisations liées à son état de santé, il a été victime de problèmes de santé et d'un syndrome dépressif majeur en relation avec ses conditions de travail ; - après qu'il a refusé par écrit d'exécuter les missions incompatibles avec son état de santé, il a été sanctionné à plusieurs reprises, alors qu'il n'avait fait l'objet d'aucune sanction en 16 ans de carrière ; - il se trouve isolé dans son travail en étant cantonné au stade municipal, ce qui le contraint à se déplacer à pied à la moindre sollicitation du maire, et ne bénéficie pas du renouvellement de ses équipements de travail malgré ses demandes ; il est le seul agent à se trouver dans une telle situation ; - il est donc victime d'une situation de harcèlement moral, qui se trouve aggravée du fait de son handicap ; il a en outre été sanctionné à quatre reprises et son régime indemnitaire a été illégalement supprimé, ce qui l'a contraint, à chaque fois, à saisir le tribunal. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.