CETATEXT000043475227 J6_L_2021_04_000002101206 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/47/52/CETATEXT000043475227.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 29/04/2021, 21MA01206, Inédit au recueil Lebon 2021-04-29 CAA de MARSEILLE 21MA01206 plein contentieux C COQUE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D... A... a demandé au tribunal administratif de Nîmes de condamner la commune d'Avignon à lui payer une somme de 40 000 euros en réparation des préjudices résultant du harcèlement moral dont il soutenait avoir été victime et de mettre à la charge de cette dernière une somme de 3 000 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1900612 du 26 janvier 2021, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 23 mars 2021 sous le n° 21MA01206, M. D... A..., représenté par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nîmes du 26 janvier 2021 ; 2°) de condamner la commune d'Avignon à lui payer une somme de 40 000 euros au titre des préjudices résultant du harcèlement moral dont il a été victime ; 3°) de mettre à la charge de la commune d'Avignon une somme de 3 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, il est établi qu'il n'a pas été doté d'équipement, notamment de radio, et d'uniforme ; - l'absence des équipements a été à l'origine d'agressions dont il a été victime aux mois de septembre 2016 et de février 2021 ; s'il est exact que ces agressions ont eu lieu alors qu'il était avec des collègues, il est néanmoins établi qu'il a été contraint de patrouiller seul à plusieurs reprises ; de tels faits constituaient, à eux seuls, une situation de harcèlement ; - il joindra aux débats les documents et certificats médicaux établissant un lien entre la situation qu'il a subie et le syndrome anxio-dépressif dont il est atteint ; - il a également fait l'objet de remarques désobligeantes et injurieuses de la part de son supérieur hiérarchique ; ses demandes de congé ont été souvent refusées alors qu'habitant loin d'Avignon, il éprouve des difficultés à s'organiser afin de se rendre notamment auprès de son fils ; si le directeur du département tranquillité publique et la directrice des ressources humaines ont indiqué que sa manière de servir n'était pas satisfaisante, il a toujours bénéficié de bonnes appréciations et de bonne notations dans le cadre de ses évaluations professionnelles ; - alors qu'il ne l'avait pas demandé et que l'intérêt du service ne le justifiait pas, il a été affecté au service des cimetières où il a subi une crise de panique qui a nécessité son transport aux urgences du centre hospitalier ; - du fait de sa situation, il a subi un stress psychologique et une situation dépressive, qui a d'ailleurs abouti à une crise cardiaque ; - il lui a été reproché, sans la moindre preuve, d'avoir effectué un " rodéo " avec une voiture municipale ; - s'il est exact qu'un congé de paternité doit être pris dans les quatre mois suivant la naissance, la manière dont le refus qui lui a été opposé est rédigé manifeste bien l'attitude de l'administration à son égard ; - il a en outre été victime d'un accident de la circulation pour lequel la commune lui a refusé une prise en charge au titre de la protection fonctionnelle ; - il a fait l'objet d'appels répétitifs de la part de M. C..., qui n'était pourtant plus son supérieur hiérarchique ; - alors qu'il n'est toujours pas affecté définitivement au square, un autre agent y a été définitivement affecté ; lui-même a été affecté pour une période d'essai au cimetière. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.