CETATEXT000043546616 J6_L_2021_05_000002002243 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/54/66/CETATEXT000043546616.xml Texte CAA de MARSEILLE, 2ème chambre, 20/05/2021, 20MA02243, Inédit au recueil Lebon 2021-05-20 CAA de MARSEILLE 20MA02243 2ème chambre plein contentieux C M. ALFONSI SCP GIPULO & DUPETIT Mme Agnes BOURJADE M. GAUTRON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme C... A... a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner la commune de Perpignan à lui verser la somme de 11 485 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis à la suite d'une chute sur un trottoir de la commune. La caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Pyrénées-Orientales, a demandé au tribunal de condamner la commune de Perpignan à lui verser la somme de 4 861,03 euros au titre des débours et la somme de 1 066 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion. Par un jugement n° 1801288 du 18 mars 2020, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté leurs demandes et mis les frais d'expertise à la charge de l'Etat. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2020, Mme A..., représentée par la SCP Gipulo, Dupetit et Murcia, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Montpellier du 18 mars 2020 en tant qu'il a rejeté sa demande ; 2°) à titre principal, de condamner la commune de Perpignan à lui payer la somme de 11 485 euros à titre indemnitaire, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 18 novembre 2017, et la capitalisation de ces intérêts ; 3°) à titre subsidiaire, de retenir un partage de responsabilité à hauteur de 5% pour Mme A..., et de 95% pour la commune de Perpignan ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Perpignan la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens. Elle soutient que : - la réclamation indemnitaire préalable du 18 novembre 2017 a lié le contentieux en application des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ; - le défaut d'entretien normal du trottoir en l'absence de signalisation de l'excavation, est à l'origine de sa chute ; - elle n'a commis aucune faute d'inattention ; - le maire de la commune de Perpignan a commis une faute dans l'exercice de son pouvoir de police ; - elle doit être intégralement indemnisée de l'ensemble des préjudices subis. Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2020, la commune de Perpignan, représentée par Me B..., conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A... une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens. Elle fait valoir que : - la requête d'appel est tardive ; - la demande de première instance est irrecevable car la réclamation indemnitaire préalable n'est pas motivée en fait et en droit, et n'a pas eu pour effet de lier le contentieux ; - Mme A... est irrecevable à invoquer la faute du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police dès lors que ce fondement, qui n'a pas été invoqué devant le tribunal administratif, relève d'une cause juridique distincte de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la voirie et constitue une demande nouvelle en appel ; - les circonstances de l'accident ne sont pas établies ; - aucun défaut d'entretien ne peut lui être reproché ; - le dommage résulte uniquement d'une faute d'inattention de Mme A... ; - les sommes demandées en réparation des préjudices doivent être ramenées à de plus justes proportions ; - la caisse primaire d'assurance maladie des Pyrénées-Orientales devra produire des justificatifs tendant au remboursement d'éventuels frais au titre de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale. La requête a été communiquée aux caisses primaires d'assurance maladie de la Haute-Garonne et des Pyrenées-Orientales qui n'ont pas produit de mémoire. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme D..., - et les conclusions de M. Gautron, rapporteur public. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.