CETATEXT000043664413 J6_L_2021_04_000002004402 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/66/44/CETATEXT000043664413.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 08/04/2021, 20MA04402, Inédit au recueil Lebon 2021-04-08 CAA de MARSEILLE 20MA04402 exces de pouvoir C GONAND Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 30 décembre 2019 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour en l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour demandé dans un délai d'un mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, subsidiairement, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours sous la même condition d'astreinte et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 2000919 du 8 juin 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 25 novembre 2020 sous le n° 20MA04402, M. A... C..., représenté par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 8 juin 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Bouches-du-Rhône ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - il souffre d'une grave maladie du coeur et le défaut de prise en charge adaptée peut, comme l'a estimé le collège des médecins de l'OFII, entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; - son état de santé nécessite une surveillance rapprochée dans un service de rythmologie hautement spécialisé pour le suivi de son simulateur cardiaque que seul les services de l'hôpital de la Timone sont susceptibles d'offrir ; un retour en Tunisie l'exposerait à un risque grave d'arythmie, entraînant une perte de chance de survie ; - le collège des médecins de l'OFII avait d'ailleurs été d'avis, le 14 février 2019, qu'il ne pouvait bénéficier d'un suivi adapté en Tunisie et sa situation n'avait pas évolué à la date du 28 août 2019, date à laquelle ce même collège a pourtant estimé qu'il pouvait y bénéficier de soins appropriés ; - au regard des conditions très particulières de l'espèce, l'arrêté contesté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Par décision du 23 octobre 2020, a été constatée la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. C.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.