CETATEXT000043664415 J6_L_2021_04_000002004591 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/66/44/CETATEXT000043664415.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 08/04/2021, 20MA04591, Inédit au recueil Lebon 2021-04-08 CAA de MARSEILLE 20MA04591 plein contentieux C SCP VIAL - PECH DE LACLAUSE - ESCALE - KNOEPFFLER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... C... a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner la commune de Laroque des Albères à lui payer une somme de 25 394,52 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis à la suite de la chute dont elle a été victime le 25 août 2016, qui a été provoquée par le caniveau situé devant le gite qu'elle louait pour les vacances sur le territoire de cette commune. Elle a également demandé que soit mise à la charge de cette commune une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1805179 du 15 octobre 2020, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête n° 20MA04591 enregistrée le 10 décembre 2020, Mme A... C..., représentée par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 15 octobre 2020 du tribunal administratif de Montpellier ; 2°) de condamner la commune de Laroque des Albères à lui verser une indemnité de 25 394,52 euros en réparation des préjudices qui ont résulté de l'accident dont elle a été victime ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Laroque des Albères une somme de 3 000 euros au titre des frais du litige. Elle soutient que : - elle a chuté sur une route dépendant de la commune de Laroque des Albères, qui est une voie étroite où les portes des maisons donnent directement sur la rue, sans aucun trottoir, de sorte que les piétons sont contraints de circuler au milieu de la chaussée ou au dessus du caniveau la bordant lors du passage de véhicules ; - l'ensemble du caniveau qui borde la rue est à nu et recouvert d'une grille à certains endroits pour protéger la sortie des habitations ; - cette configuration des lieux a été à l'origine d'un autre accident quelques jours plus tôt, qui a conduit le gérant du gite à faire une déclaration d'accident auprès de la mairie en attirant son attention sur la nécessité de sécuriser les lieux ; - contrairement à ce qu'a jugé le tribunal, les circonstances de l'accident et, en particulier, le lien entre sa chute et l'aménagement des lieux est établi par les pièces du dossier ; - contrairement, encore, à ce qu'a jugé le tribunal, aucune faute d'inattention ne peut lui être reprochée et il ne peut être retenu qu'elle connaissait les lieux, puisqu'elle n'y était présente que depuis trois jours ; - la commune a d'ailleurs admis la dangerosité des lieux puisqu'elle a fait recouvrir de grilles la totalité du caniveau après l'accident dont elle a été victime ; - les préjudices qui ont résulté de son accident justifient le montant de l'indemnité qu'elle demande. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.