Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 2 juin 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution des dispositions de l'article 56-1 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Il soutient que : - il justifie d'un intérêt à agir ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, en premier lieu, tout retard dans l'obtention du résultat de l'examen biologique de dépistage virologique avant de voyager à destination de la Corse augmente le préjudice subi par les personnes qui sont contraintes de se soumettre à cette formalité, en deuxième lieu, cette mesure répétée engendre des effets néfastes sur la santé à plus ou moins long terme et, en dernier lieu, contrairement aux versions précédentes, le décret contesté inscrit cette mesure dans la durée ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au principe d'égalité ; - le décret contesté instaure une différence de traitement qui n'est pas justifiée par l'objectif de santé publique de lutte contre l'épidémie de covid-19 entre, d'une part, les départements métropolitains et non métropolitains dans la mesure où cette formalité n'est pas imposée pour la circulation entre les départements métropolitains et, d'autre part, les citoyens français dès lors que les transporteurs routiers sont exemptés de cette obligation dans l'exercice de leur activité alors que leurs déplacements sont les plus fréquents. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ; - le décret n° 2021-248 du 4 mars 2021 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.