Vu la procédure suivante : Mme A... D... et M. B... C... ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la commune de Lespinassière de supprimer le ralentisseur bituminé implanté sur le chemin communal compromettant l'accès de véhicules à moteur à leur maison d'habitation, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à compter du quinzième jour suivant la notification de la décision à intervenir. Par une ordonnance n° 2103179 du 23 juin 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a, d'une part, enjoint à la commune de Lespinassière de procéder à la stricte mise aux normes du ralentisseur dans un délai n'excédant pas sept jours à compter de la notification de la décision et, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de la demande. Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Lespinassière demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de Mme D... et M. C... la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors que, en premier lieu, Mme D... et M. C... peuvent accéder, même plus difficilement, à leur propriété, en deuxième lieu, le ralentisseur est implanté depuis sept mois ; - il n'est pas porté d'atteinte grave et manifestement illégale au droit des intéressés d'accéder librement à leur propriété dès lors que, en premier lieu, il n'est pas établi que d'une part, le ralentisseur excède de 0.10 mètre la hauteur normale le procès-verbal dressé par l'huissier ne comportant aucune mention relative à la hauteur du ralentisseur, et d'autre part, que ce ralentisseur soit un obstacle infranchissable pour la voiture de Mme D..., en deuxième lieu, l'implantation du ralentisseur est justifiée par un impératif de sécurité eu égard à la présence d'enfants aux abords de la route communale et, en dernier lieu, l'impossibilité alléguée pour le véhicule du fournisseur des requérants de livrer le bois de chauffage ne résulte pas de la hauteur du ralentisseur mais de l'exiguïté de la route communale. Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2021, Mme D... et M. C... concluent au rejet de la requête. Ils soutiennent que la condition d'urgence est satisfaite, et que les moyens soulevés en première instance sont fondés. Par ailleurs, par la voie de l'appel incident, ils demandent qu'il soit enjoint à la commune de Lespinassière de supprimer ce ralentisseur, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du septième jour suivant la notification de la décision à venir et de condamner la commune à leur verser la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu, enregistrés le 21 juillet 2021 à 10h33,11h31 et 17h56, le 22 juillet et le 26 juillet, les mémoires présentés après l'audience par la commune de Lespiniassière exposant les travaux qu'elle a opérés et ceux qu'elle entend mener en septembre sur le ralentisseur litigieux ; Vu, enregistré le 22 juillet 2021, le mémoire présenté par Mme D... et M. C... qui persistent dans leurs conclusions tendant à la suppression de tout ralentisseur ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le décret n°94-447 du 27 mai 1994 ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, la commune de Lespinassière, et d'autre part, Mme D... et M. C... ; Ont été entendus lors de l'audience publique du 19 juillet 2021, à 17 heures 30 : - Me Haas, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de la commune de Lespinassière ; - Me Gilbert, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de Mme D... et M. C... ; à l'issue de laquelle le juge des référés a reporté la clôture de l'instruction au 22 juillet 2021 à 13 heures puis au 26 juillet à 18 heures. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.