CETATEXT000043963549 J6_L_2021_07_00021MA02348 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/96/35/CETATEXT000043963549.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 29/07/2021, 21MA02348, Inédit au recueil Lebon 2021-07-29 CAA de MARSEILLE 21MA02348 excès de pouvoir C GONAND Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour en l'obligeant à quitter le territoire français. Par un jugement n° 2007023 du 12 janvier 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 15 juin 2021, Mme B..., représentée par Me Gonand, demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 12 janvier 2021 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Bouches-du-Rhône ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros au titre des frais du litige. Elle soutient que : - contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, elle a droit au renouvellement de son certificat de résidence algérien dès lors qu'elle a transféré le centre de ses intérêts matériels et moraux en France où elle s'est mariée et où sont nés ses trois enfants ; - elle a divorcé de son époux en raison des violences qu'il lui a fait subir ; néanmoins, leurs relations se sont depuis normalisées et il est nécessaire que les enfants restent en France pour conserver un lien avec leur père qui y réside en situation régulière et travaille ; - eu égard à sa formation d'avocate ayant déjà exercé 4 ans en Algérie, elle pourra s'intégrer sans difficulté ; - un retour en Algérie en qualité de femme divorcée mère de trois enfants l'expose à subir de grandes difficultés, voire à mettre sa vie en danger, puisque son père a déclaré que, si elle revenait, il la tuerait ; - l'arrêté contesté porte donc atteinte à son droit à mener une vie privée et familiale normale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants au sens des stipulations de l'article 3-1 de la convention de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant. La demande d'aide juridictionnelle de Mme B... a été rejetée par décision du 23 avril
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.