CETATEXT000044155238 J4_L_2021_07_00021NT01267 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/15/52/CETATEXT000044155238.xml Texte CAA de NANTES, Juge unique, 09/07/2021, 21NT01267, Inédit au recueil Lebon 2021-07-09 CAA de NANTES 21NT01267 Juge unique excès de pouvoir C M. Alain PEREZ Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 7 octobre 2020 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours formé contre la décision des autorités consulaires françaises à Abidjan (Côte d'Ivoire) du 11 mars 2020 refusant de lui délivrer un visa de court séjour. Par un jugement n° 2010203 du 28 avril 2021, le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 6 mai 2021, le ministre de l'intérieur demande à la cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement en application des dispositions des articles R. 811-15 et suivants du code de justice administrative. Le ministre soutient que : -M. et Mme A... ne démontrent pas l'objet de leur séjour par des éléments précis tels qu'une lettre d'invitation ou une inscription à un salon, la seule présentation d'un K-BIS pour une société dont l'activité et le chiffre d'affaire ne sont pas connus et qui a été radiée du registre du commerce et des sociétés en mars 2019 n'étant pas suffisante ; -le précédent visa des intéressés a fait l'objet d'une annulation en raison d'agissements frauduleux ; -les relevés de comptes bancaires, même s'ils font apparaître un solde créditeur ne suffisent pas, eu égard à leur caractère provisoire et compte-tenu des agissements dont M. et Mme A... se sont rendus coupables, à établir que les intéressés justifiaient de moyens de subsistance suffisants ; - M. et Mme A... qui ont détourné l'objet des visas de court séjour dit de circulation dont ils étaient titulaires en 2015 et 2017 afin de faciliter l'entrée en France de ressortissants ivoiriens munis de faux titres de séjour et qui allèguent devoir se rendre en France pour s'occuper d'une société radiée depuis mars 2019, présentent un risque de détournement de l'objet du visa à des fins autres que celles alléguées. Vu : - la requête n° 21NT01266 enregistrée le 6 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a demandé l'annulation du jugement n°2010203 du 28 avril 2021 du tribunal administratif de Nantes. - les autres pièces du dossier. Vu : - la convention d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985, signée le 19 juin 1990 ; - le règlement (CE) n° 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009, dit " code des visas " ; - le règlement (UE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016, dit " code frontières Schengen " ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. A été entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Perez, président-rapporteur. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.