Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 17 juin 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Civitas demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite née du silence gardé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sur la demande qui lui a été faite le 11 janvier 2021 d'user des pouvoirs qu'il tient de l'article 23 de la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 pour assurer la protection des mineurs à l'égard des contenus accessibles sur les sites internet xvideos.com, pornhub.com, xnxx.com, xhamster.com, tukif.com, jacquieetmicheltv2.net, jacquieetmichel.net et jacquieetmicheltv.net ; 2°) d'enjoindre au CSA de mettre les sites mentionnés au 1°) en demeure de prendre dans le délai d'un mois toutes mesures de nature à empêcher l'accès des mineurs à leurs contenus ; 3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au CSA de saisir le président du tribunal judiciaire de Paris aux fins d'ordonner que les personnes mentionnées au 1 du I de l'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 mettent fin à l'accès des mineurs à ces services, y compris lorsqu'ils sont rendus accessibles à partir d'une autre adresse, et d'ordonner toutes mesures pour faire cesser leur référencement par les moteurs de recherche ou les annuaires ; 4°) de mettre à la charge du CSA la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort pour connaître de ce litige ; - sa requête est recevable ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'inaction du CSA met en péril de très nombreux mineurs, en méconnaissance des dispositions de l'article 227-24 du code pénal ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur des enfants dès lors que le CSA n'a à ce jour pas mis en œuvre la procédure prévue a` l'article 23 de la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 à l'encontre des sites internet visés, dont l'accès est aisé et qui sont en situation d'illégalité manifeste. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code pénal ; - la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 ; - la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.