CETATEXT000044376384 J6_L_2021_11_00020MA04240 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/37/63/CETATEXT000044376384.xml Texte CAA de MARSEILLE, 1ère chambre, 25/11/2021, 20MA04240, Inédit au recueil Lebon 2021-11-25 CAA de MARSEILLE 20MA04240 1ère chambre excès de pouvoir C M. CHAZAN MEZOUAR;MEZOUAR;MEZOUAR M. Marc-Antoine QUENETTE Mme GOUGOT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... B..., représentée par Me Mezouar, a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler 1'arrêté du 22 août 2019 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Par un jugement n° 2000931 du 3 août 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : I - Par une requête n° 20MA04024 enregistrée le 30 octobre 2020, Mme B..., représentée par Me Mezouar, demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 1er octobre 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2019 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à Me Mezouar au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement entrainant renonciation au versement de l'aide juridictionnelle. Elle soutient que : - le jugement attaqué est entaché d'erreurs manifestes d'appréciation et d'erreur de droit ; - l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et d'une erreur de droit au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de 1'homme et des libertés fondamentales et de 1'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués sont infondés. II - Par une requête n° 20MA04240 enregistrée le 16 novembre 2020, Mme B..., représentée par Me Mezouar demande à la Cour : 1°) de surseoir à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Marseille n° 200093 en date du 3 août 2020; 2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à Me Mezouar au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement entrainant renonciation au versement de l'aide juridictionnelle. Elle soutient que : - les conséquences du jugement attaqué sont difficilement réparables ; - les moyens invoqués dans la requête sont sérieux. Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués sont infondés. Mme B... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décisions du 23 octobre 2020 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille. Vu les autres pièces des dossiers. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Quenette a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.