Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. M... T..., M. U... O..., M. Q... N..., Mme V... J..., Mme X... R..., Mme Y... B..., Mme W... F..., Mme K... AA..., Mme G... AB..., M. C... AC..., Mme Z... L..., Mme I... E..., Mme AE... A..., Mme AD... H..., M. D... S..., M. Q... P... et le Syndicat participatif volontaire 974 demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) à titre principal, de suspendre l'exécution du décret n° 2021-1059 du 7 août 2021 ; 2°) à titre subsidiaire, d'ordonner, d'une part, la réalisation de tests pour les personnes disposant d'un schéma vaccinal complet, d'un certificat de rétablissement ou d'un certificat de contre-indication, malgré leur " laissez-passer " et, d'autre part, la prise en charge par l'assurance maladie des tests nécessaires pour l'obtention du laissez-passer sanitaire à La Réunion comme dans les autres départements d'outre-mer ; 3°) de prendre toutes mesures aux fins de lutte contre l'épidémie de maladies chroniques dans le but de préserver la santé des personnes, conformément aux demandes de l'Organisation mondiale de la santé ; 4°) de suspendre pour toute personne l'obligation vaccinale contre la Covid-19 conformément au IV de l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ou, à défaut, pour la catégorie des sapeurs-pompiers volontaires et pour toute personne exerçant dans les établissements soumis à l'obligation vaccinale n'étant pas en contact direct avec les personnes que la mesure est censée protéger ; 5°) de prendre toute mesure visant à prévenir les conflits d'intérêt dans les facultés de médecine. Ils soutiennent que : - leur requête est recevable ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'utilisation du " laissez-passer sanitaire " et de l'obligation vaccinale contre la Covid-19 porte atteinte aux droits individuels et collectifs des usagers du système de santé ; - le décret contesté est entaché d'incompétence ; - il est entaché d'un vice de procédure eu égard au défaut de consultation de la Haute Autorité de santé préalablement à son adoption ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales ; - le décret attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que, d'une part, les mesures gouvernementales ne sont pas proportionnées à la situation épidémiologique et, d'autre part, elles ne poursuivent pas un objectif de protection de la santé publique en ce qu'elles ne sont pas efficaces pour lutter contre l'épidémie et qu'elles ont des conséquences néfastes sur la prise en charge des autres pathologies ; - il porte atteinte à la liberté d'accès aux soins et au principe de non-discrimination en ce que l'entrée dans les établissements de soins est soumise à la présentation d'un " laissez passer sanitaire " ; - ce décret méconnaît le principe de libre consentement aux actes médicaux dès lors que le non-respect de l'obligation vaccinale par les soignants entraine leur suspension. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la santé publique ; - la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.