CETATEXT000044407810 J6_L_2021_12_00021MA04147 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/40/78/CETATEXT000044407810.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 02/12/2021, 21MA04147, Inédit au recueil Lebon 2021-12-02 CAA de MARSEILLE 21MA04147 excès de pouvoir C ZERROUKI Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour en l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 2100490 du 5 mai 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 16 octobre 2021 sous le n° 21MA04147, M. A... B..., représenté par Me Zerrouki, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 5 mai 2021 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Bouches-du-Rhône ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - il réside de manière continue en France depuis l'année 2015 et vit en France en compagnie de son épouse et de leurs trois enfants mineurs ; - eu égard à sa situation, notamment familiale et aux efforts d'intégration qu'il a accomplis depuis son entrée en France, le préfet et le tribunal ont inexactement apprécié l'atteinte excessive portée à son droit à mener une vie privée et familiale en France où a été transféré le centre de ses intérêts privés, moraux et matériels ; - l'arrêté contesté porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants scolarisés régulièrement en France et, en particulier, de son fils C..., qui souffre d'un handicap nécessitant une scolarisation particulière dont il n'existe aucun équivalent en Tunisie. Vu : - les autres pièces du dossier. Vu : - la convention de New York relative aux droits de l'enfant ; - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Par décision du 3 septembre 2021, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. B.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.