CETATEXT000044841056 J6_L_2021_12_00019MA04228 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/84/10/CETATEXT000044841056.xml Texte CAA de MARSEILLE, 4ème chambre, 24/12/2021, 19MA04228, Inédit au recueil Lebon 2021-12-24 CAA de MARSEILLE 19MA04228 4ème chambre plein contentieux C M. REVERT SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS - AVOCATS M. Michaël REVERT M. URY Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Bouches-du-Rhône à lui verser la somme de 795 341,50 euros en réparation des préjudices subis du fait des agissements de harcèlement moral dont il dit avoir été victime. Par un jugement n° 1706568 du 2 juillet 2019, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et des mémoires enregistrés le 10 septembre 2019, les 10 mars et 16 juillet 2020, et le 9 novembre 2021 (non communiqué), M. B..., représenté par Me Medjati, demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 2 juillet 2019 du tribunal administratif de Marseille ; 2°) de condamner le SDIS des Bouches-du-Rhône à lui verser la somme de 795 341,50 euros en réparation des préjudices subis du fait des agissements de harcèlement moral dont il dit avoir été victime ; 3°) de mettre à la charge du SDIS des Bouches-du-Rhône une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - il a fait l'objet de faits de harcèlement moral tirés de sa rétrogradation au sein du service administration générale ; de candidatures systématiquement refusées ; d'une absence de notation et de refus de modification de la notation existante ; d'un mise à l'écart et d'une absence de la hiérarchie aux vexations dont il a été victime ; le SDIS s'est abstenu de protéger son salarié ; il a été entravé dans un reprise normale de son travail ; il a fait l'objet d'une mutation abusive en cours de procédure ; il est apte à ses fonctions contrairement à l'évaluation de son employeur ; - trois de ses indemnités lui ont été retirées le 3 novembre 2020, à titre punitif et vexatoire ; - ses conditions de travail ont été dégradées et son état mental a été altéré ; - il a subi un préjudice moral, un préjudice de carrière, un préjudice de retraite et un préjudice lié à la perte de revenus. Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2020, le Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, représenté par Me Pontier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B... une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient à titre principal que la requête est irrecevable, faute d'être suffisamment motivée et, à titre subsidiaire, que les moyens de M. B... ne sont pas fondés. Par une ordonnance du 15 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 12 novembre 2021 à 12 heures Les parties ont été informées le 10 décembre 2021, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires au motif de l'absence de la tardiveté de la requête introductive d'instance présentée devant le tribunal administratif de Marseille. M. B... a présenté le 17 décembre 2021 des observations sur ce moyen relevé d'office, en faisant valoir que la décision de rejet du 21 décembre 2016 n'a qu'un caractère provisoire, que ses deux demandes indemnitaires ont des objets différents, de par leurs montants distincts, et que ladite décision l'a induit en erreur sur les conditions dans lesquelles il pouvait saisir le juge. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Revert, - le rapport de M. Ury, rapporteur public, - et les observations de Me Medjati, représentant M. B... et de Me Pontier, représentant le SDIS des Bouches-du-Rhône. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.