CETATEXT000045037343 J3_L_2022_01_00022BX00047 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/03/73/CETATEXT000045037343.xml Texte CAA de BORDEAUX, , 18/01/2022, 22BX00047, Inédit au recueil Lebon 2022-01-18 CAA de BORDEAUX 22BX00047 plein contentieux C D'ENNETIERES Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de la Guyane de suspendre la décision de refus de titre de séjour opposée par le préfet de la Guyane le 25 aout 2021, d'ordonner au préfet de la Guyane de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 16 décembre 2021, le juge des référés a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 6 janvier 2022, Mme B..., représentée par Me d'Ennetieres, demande à la cour : - d'infirmer l'ordonnance du 16 décembre 2021; - de suspendre la décision du 25 août 2021 portant refus de délivrance d'une carte de séjour ; - d'enjoindre au préfet de la Guyane d'enregistrer sa demande de titre de séjour dans les 15 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; - de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la condition d'urgence est remplie compte tenu de la précarité de sa situation et des risques d'expulsion ; elle s'est présentée à deux reprises en préfecture pour tenter de déposer son dossier de demande de titre de séjour en vain sans qu'il lui soit remis un justificatif ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l'article L 313-11 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que de nationalité haïtienne, elle démontre séjourner en Guyane depuis plus de 6 ans et être conjointe d'un français depuis 2 ans et démontre la communauté de vie effective ; elle a déposé un dossier en 2020 sans réponse puis a eu des rendez-vous en préfecture les 7 mai et 9 novembre 2020 et le 25 août 2021 où son dossier n'a pas été accepté pour des raisons infondées notamment qu'elle devait retourner en Haïti pour obtenir un visa et ensuite déposer un dossier ; cette décision fait obstacle à son droit au travail et à son droit de se déplacer librement en méconnaissance de l'article 13 de la déclaration universelle des droits de l'homme. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.