CETATEXT000045056260 J1_L_2022_01_00020PA02456 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/05/62/CETATEXT000045056260.xml Texte CAA de PARIS, 6ème chambre, 18/01/2022, 20PA02456, Inédit au recueil Lebon 2022-01-18 CAA de PARIS 20PA02456 6ème chambre plein contentieux C M. CELERIER SELARL CABANES-NEVEU & ASSOCIÉS M. Dominique PAGES Mme MACH Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La société Sodexo Justice Services a saisi le Tribunal administratif de Paris d'une demande tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 900 euros au titre d'une pénalité qui lui a été infligée pour un défaut de menuiserie. Par un jugement n° 1800669/3-1du 23 juin 2020, le Tribunal administratif de Paris a fait droit à sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 26 août 2020, et des mémoires, enregistrés les 2 octobre 2020 et 30 juin 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 23 juin 2020 du Tribunal administratif de Paris ; 2°) de rejeter la demande de la société Sodexo Justice Services devant le Tribunal administrative de Paris. Il soutient que : - c'est à tort que les premiers juges ont estimé que le défaut de menuiserie litigieux résultait d'une dégradation individuelle volontaire ; - s'agissant des autres moyens de première instance de la société intimée examinés par l'effet dévolutif de l'appel, il s'en réfère à son mémoire en défense de première instance ; - sa requête est recevable car identifiée par une signature électronique via l'application Telerecours. Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 décembre 2020 et 7 juillet 2021, la société Sodexo Justice Services, représentée par Mes Pezin et Cabanes, conclut au rejet de la requête et demande, en outre, qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que: - la requête est irrecevable car Mme A..., qui l'a signée, ne justifie pas d'une délégation de signature du garde des sceaux ; - les moyens soulevés par le garde des sceaux sont infondés. Par une ordonnance du 29 septembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 octobre 2021 à 12 heures. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - l'arrêté du 19 janvier 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de fournitures courantes et de services (CCAG-FCS), - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Pagès ; - les conclusions de Mme Mach, rapporteure publique, - et les observations de Me Pezin pour la société Sodexo Justice Services Considérant ce qui suit : 1. Par un acte d'engagement du 5 octobre 2015, la garde des sceaux, ministre de la justice a confié à la société Sodexo Justice Services le marché public MGD - 2015 A multiservices multitechniques assurant le fonctionnement courant de plusieurs établissements pénitentiaires. Dans le cadre de l'exécution du lot A4, l'administration pénitentiaire a appliqué à la société Sodexo Justice Services une pénalité de 900 euros relative à un défaut de menuiserie d'une fenêtre de la cellule 123 de la maison d'arrêt de Rodez. La société Sodexo Justice Services a saisi le Tribunal administratif de Paris d'une demande tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 900 euros, correspondant au montant de cette pénalité. Par un jugement du 23 juin 2020, le Tribunal administratif de Paris a fait droit à sa demande. Le garde des sceaux, ministre de la justice relève appel de ce jugement. Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non recevoir opposée par la société Sodexo Justice Services : 2. L'article 1er du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) définit la dégradation individuelle volontaire comme une " dégradation résultant d'une action fautive délibérée de son ou de ses auteurs, à savoir une dégradation dont la nature serait propre à conduire :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.