CETATEXT000045121982 J3_L_2022_01_00021BX02023 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/12/19/CETATEXT000045121982.xml Texte CAA de BORDEAUX, , 28/01/2022, 21BX02023, Inédit au recueil Lebon 2022-01-28 CAA de BORDEAUX 21BX02023 excès de pouvoir C CAZANAVE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par un jugement n°2006230 du 8 décembre 2020, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande. Procédure devant la cour administrative d'appel : Par une requête, enregistrée le 14 mai 2021, M. A..., représenté par Me Cazanave, demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Toulouse du 8 décembre 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 du préfet de la Haute-Garonne ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il soutient que : En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français : - cette décision est entachée d'une erreur de droit faute d'avoir été mis en mesure de solliciter l'asile avant l'édiction de la mesure d'éloignement ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle dès lors qu'il a été contraint de fuir son pays d'origine ; En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi : - cette décision est dépourvue de base légale ; - elle méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu des risques encourus dans son pays d'origine ; En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an : - cette décision est dépourvue de base légale ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par une décision n° 2021/003929 du 15 avril 2021, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.