CETATEXT000045242950 J6_L_2022_02_00022MA00165 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/24/29/CETATEXT000045242950.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 23/02/2022, 22MA00165, Inédit au recueil Lebon 2022-02-23 CAA de MARSEILLE 22MA00165 excès de pouvoir C KUHN-MASSOT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 4 août 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a obligé à quitter le territoire sans délai en fixant le pays de destination et lui a fait interdiction de retour pour une durée d'un an et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 2107374 du 13 septembre 2021, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête, enregistrée le 14 janvier 2022 sous le n° 22MA00165, M. B... A..., représenté par Me Kuhn-Massot, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 13 septembre 2021 du magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Marseille ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Bouches-du-Rhône ; 3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer le titre de séjour qu'il a sollicité sous astreinte de 150 euros par jour de retard 4°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat au titre des frais du litige. Il soutient que : - alors qu'il justifie de garanties de représentation par la possession d'un passeport et d'un domicile stable, les services de police n'ont pas, alors qu'il était en garde à vue, procédé aux vérifications, pourtant simples, qui auraient permis de s'en assurer ; - la durée de son séjour habituel en France depuis 2013, attestée par ses précédentes demandes de titre de séjour et la naissance de ses enfants, n'est pas contestable ; l'administration, tout en contestant la durée de son séjour, se réfère pourtant à un précédent arrêté portant obligation de quitter le territoire pris en 2020, sans étudier l'évolution de sa situation alors que cet arrêté est devenu caduc ; - il possède en France son épouse et ses quatre enfants, tous scolarisés ; le refus de lui accorder un délai de départ volontaire porte une atteinte excessive à son droit à mener une vie privée et familiale normale et méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants ; - il justifie de garanties de représentation suffisantes permettant de lui accorder à tout le moins un délai de départ volontaire. Par décision du 17 décembre 2021, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A.... Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ; - la convention de New York du 26 janvier 1990 ; - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.