Vu la procédure suivante : Mme D... J... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre des affaires étrangères et au ministre de l'intérieur de lui restituer son passeport dans un délai de vingt-quatre heures afin qu'elle puisse quitter l'Afghanistan avec ses enfants, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2123911 du 15 novembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a, d'une part, enjoint au ministre de l'intérieur et au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de lui restituer, dans un délai de cinq jours, son passeport et ceux de ses enfants F..., E..., B..., A... C..., H..., G... et I... J... afin qu'ils puissent quitter l'Afghanistan et, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de sa requête. Par une ordonnance n° 458880 du 12 janvier 2022, le juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a donné acte du désistement des conclusions du ministre de l'Europe et des affaires étrangères et a rejeté les conclusions présentées devant lui par Mme J.... Par une requête, enregistrée le 17 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme J... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : 1°) de modifier l'ordonnance n° 458880 rendue le 12 janvier 2022 et d'enjoindre au ministre de l'intérieur et au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de prendre toutes mesures de nature à lui permettre, ainsi qu'à ses enfants, de quitter le Pakistan et de rejoindre la France, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que l'absence de remise, par l'ambassade de France au Pakistan, des documents qui étaient nécessaires à leur retour en France par le vol du 17 janvier 2022 et l'obligation qui leur est désormais faite, afin de pouvoir entrer sur le sol français, de retourner en Afghanistan afin de récupérer leur passeport, constituent un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et doit conduire d'une part, à modifier l'ordonnance du 12 janvier 2022 et d'autre part, à enjoindre au ministre de l'intérieur et au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de prendre toutes mesures de nature à lui permettre, ainsi qu'à ses enfants, de quitter le Pakistan et de rejoindre la France. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.