CETATEXT000045588467 J2_L_2022_04_00020LY00615 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/58/84/CETATEXT000045588467.xml Texte CAA de LYON, 4ème chambre, 07/04/2022, 20LY00615, Inédit au recueil Lebon 2022-04-07 CAA de LYON 20LY00615 4ème chambre plein contentieux C Mme MICHEL BELLUT CHRISTIAN ET PAYS KARINE Mme Agathe DUGUIT-LARCHER M. SAVOURE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure La société Bar Restaurant Lavalette, devenue la société Roluxe, a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 18 juin 2018 par le syndicat mixte de Lavalette pour le recouvrement de la redevance domaniale due au titre de l'occupation en 2017 de l'espace accueil-bar-glacier-restauration légère de la base nautique éponyme d'un montant de 2 056,14 euros TTC et de condamner le syndicat mixte de Lavalette à lui verser, d'une part, la somme de 16 670,08 euros au titre de l'enrichissement sans cause de l'établissement et, d'autre part, la somme de 19 497,34 euros au titre des frais et achats qu'elle a dû exposer au titre de son activité. Par un jugement n° 1801296 du 19 décembre 2019, le tribunal a annulé le titre exécutoire du 18 juin 2018 et rejeté le surplus des conclusions de la demande. Procédure devant la cour Par une requête et des mémoires enregistrés le 13 février 2020, le 10 janvier 2022, non communiqué, et le 10 mars 2022, non communiqué, la société Roluxe, représentée par Me Pays, demande à la cour : 1°) de réformer le jugement en ce qu'il a rejeté le surplus des conclusions de sa demande ; 2°) de condamner le syndicat mixte de Lavalette à lui verser la somme de 34 573,42 euros ; 3°) de mettre à la charge du syndicat mixte de Lavalette la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - c'est à tort que le tribunal a jugé que le contentieux n'avait pas été lié sur le terrain extra contractuel ; - sa requête d'appel est recevable ; - le syndicat mixte de Lavalette a commis une faute extracontractuelle en lui laissant croire qu'elle pouvait occuper le domaine public sans signer la convention, en lui transmettant tardivement cette convention, en la laissant réaliser des investissements importants et en mettant fin à son occupation sans qu'elle puisse amortir ces investissements ; - le syndicat mixte utilise l'abri, le four à pizza et son exploitation électrique sans avoir eu à exposer aucune dépense, ce qui constitue un enrichissement sans cause ; - son préjudice s'élève à 34 573,42 euros correspondant pour 16 670,08 euros à la construction du four à pizza traditionnel, de son abri et de l'installation électrique, pour 820 euros à des frais et honoraires de constitution, pour 150 euros à des frais bancaires, pour 1 594 euros à des frais de dissolution et de liquidation et pour 16 933,34 euros à des achats de mobilier, matériel et outillage. Par un mémoire en défense enregistré le 7 mars 2022, le syndicat mixte de Lavalette, représenté par Me Saban, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de la société requérante une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la saisine du tribunal n'a pas été précédée d'une demande indemnitaire préalable ; la demande préalable n'était pas fondée sur une cause juridique identique ; - la requête ne répond pas aux exigences de l'article R. 414-3 du code de justice administrative ; - elle n'est pas motivée en méconnaissance de l'article R. 411-1 de ce même code ; - la demande indemnitaire n'est pas fondée. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Duguit-Larcher, - les conclusions de M. Savouré, rapporteur public, - et les observations de Me Debaty pour le syndicat mixte de Lavalette. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.