CETATEXT000045613359 J2_L_2022_04_00021LY01650 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/61/33/CETATEXT000045613359.xml Texte CAA de LYON, 7ème chambre, 14/04/2022, 21LY01650, Inédit au recueil Lebon 2022-04-14 CAA de LYON 21LY01650 7ème chambre excès de pouvoir C M. ARBARETAZ BLANC Mme Christine DJEBIRI M. CHASSAGNE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. C... a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 17 avril 2021 par lequel le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai outre une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté du 17 avril 2021 l'assignant à résidence. Par jugement n° 2102488 lu le 22 avril 2021, la magistrate désignée par le président du tribunal a annulé l'interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus de sa demande. Procédure devant la cour Par requête, enregistrée le 22 mai 2021, M. C..., représenté par Me Blanc, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il a rejeté sa demande d'annulation des décisions du 17 avril 2021 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et assignation à résidence ainsi que les décisions susvisées du préfet de la Haute-Savoie ; 2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il soutient que : - l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le refus de délai de départ volontaire est illégal dès lors qu'il présente des garanties de représentation ; - l'assignation à résidence est insuffisamment motivée et est superfétatoire ainsi que les mesures de présentation. Le préfet de la Haute-Savoie, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit d'observations. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Le rapport de Mme Djebiri, première conseillère, ayant été entendu au cours de l'audience publique ; Considérant ce qui suit : 1. M. C..., ressortissant kosovien né en 1986, relève appel du jugement par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Grenoble en tant qu'il a rejeté sa demande d'annulation des arrêtés des 17 avril 2021 par lesquels le préfet de la Haute-Savoie, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, d'autre part, l'a assigné à résidence. Sur l'obligation de quitter le territoire français : 2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (...) ". Il ressort des pièces du dossier que M. C..., entré récemment en France, dispose de toutes ses attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa compagne et ses trois enfants. A... seule circonstance suffit à faire regarder comme non fondé le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées, sans égard à l'invocation de l'insertion socio-professionnelle, d'ailleurs non établie. Sur le refus de délai de départ volontaire : 3. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de séjour et d'entrée des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " II. - L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français (...) Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : (...) 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à A... obligation. Ce risque peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.