Vu la procédure suivante : M. C... F... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre aux autorités françaises de procéder au rapatriement des membres de sa famille qui sont restés en Afghanistan et notamment de délivrer des visas à ses parents, sa belle-sœur et ses enfants, ses frères et sa sœur, afin de leur permettre de le rejoindre en France. Par une ordonnance n° 2124205 du 23 novembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a, en premier lieu, enjoint à la ministre des armées d'examiner sans délai, conjointement avec le ministre de l'Europe et des affaires étrangères et le ministre de l'intérieur, au titre de la protection fonctionnelle de M. F..., quelles sont les mesures qui peuvent être prises au plan matériel et diplomatique pour permettre à ses parents, ses frères et sœur, ainsi qu'à sa belle-sœur et ses enfants, d'entrer en France, en deuxième lieu, enjoint au ministre de l'intérieur et au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de délivrer à ses parents, ses frères et sœurs, ainsi qu'à sa belle-sœur et ses enfants, tout titre leur permettant d'entrer en France et de prolonger la durée de validité de ces titres jusqu'à ce que les intéressés soient en mesure de quitter matériellement le territoire de l'Afghanistan et, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions de sa demande. Par une ordonnance n° 459350 du 24 décembre 2021, le juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a annulé cette ordonnance et a rejeté la demande de M. F.... Par une requête, enregistrée le 28 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. F... a demandé au Conseil d'Etat de réviser cette ordonnance. Par une requête, enregistrée le 24 mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. F..., Mme E... G... et M. A... H... D... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'enjoindre aux autorités compétentes de l'Etat de délivrer à Mme G..., à M. D... et à leur fils mineur, B... D..., un visa d'entrée en France dans un délai de sept jours ; 2°) A titre subsidiaire, d'enjoindre aux autorités compétentes de l'Etat de considérer et traiter de manière prioritaire toute demande de visa qui serait formée par Mme G... et M. D... auprès d'une autorité consulaire française, en admettant leur demande dès qu'ils se présenteront en personne devant une autorité consulaire française, même sans avoir obtenu un rendez-vous au préalable ; 3°) en tout état de cause, d'enjoindre à la ministre des armées de prendre toute mesure de nature à assurer la sécurité Mme G... et M. D... jusqu'à la délivrance effective de ces visas ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - le Conseil d'Etat est compétent pour statuer sur leur demande compte tenu de son lien avec le recours en révision introduit devant lui ; - la condition d'urgence est remplie compte des menaces pesant sur la vie de Mme G... et M. D... ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la protection fonctionnelle, au droit à la vie et au droit de ne pas subir de traitements inhumains et dégradants en empêchant Mme G... et M. D... d'obtenir un visa alors même qu'ils bénéficient de la protection fonctionnelle en tant qu'ascendants de M. F.... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.