CETATEXT000045831420 J1_L_2022_05_00021PA03644 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/83/14/CETATEXT000045831420.xml Texte CAA de PARIS, 9ème chambre, 13/05/2022, 21PA03644, Inédit au recueil Lebon 2022-05-13 CAA de PARIS 21PA03644 9ème chambre excès de pouvoir C M. CARRERE DIOP M. Claude SIMON M. SIBILLI Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. C... A... a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 17 décembre 2020 par laquelle le préfet de police a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office. Par un jugement n° 2101302 du 1er juin 2021, le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de M. A.... Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juin 2021 et 4 avril 2022, M. A..., représenté par Me Diop, demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 2101302 du 1er juin 2021 du tribunal administratif de Paris ; 2°) d'annuler la décision du 17 décembre 2020, par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le tribunal a commis une erreur de fait ; - la décision de refus de séjour se trouve entachée d'un défaut d'examen ; - elle est entachée d'une erreur de fait : il a déposé une demande d'autorisation de travail autorisant le renouvellement de son titre salarié ; - elle est entachée de méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits des enfants ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences personnelles ; - la décision portant obligation de quitter le territoire et celle fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité du refus de séjour ; - la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale, sa situation de père d'un enfant français faisant obstacle à toute mesure de reconduction. Par mémoire, enregistré le 12 avril 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens de la requête de M. A... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la convention internationale des droits des enfants. - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. B... a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.