CETATEXT000046101354 J2_L_2022_07_00020LY02480 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/46/10/13/CETATEXT000046101354.xml Texte CAA de LYON, 4ème chambre, 21/07/2022, 20LY02480, Inédit au recueil Lebon 2022-07-21 CAA de LYON 20LY02480 4ème chambre plein contentieux C Mme MICHEL BOYER Mme Agathe DUGUIT-LARCHER M. SAVOURE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure Le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand d'annuler le marché de maîtrise d'œuvre conclu entre la communauté de communes des Sucs et la société Atelier d'architecture CASA en vue de la construction de l'atelier-relais dit " du Meygal " à Yssingeaux. Par un jugement n° 1800709 du 12 mars 2020, le tribunal a rejeté sa demande comme irrecevable. Procédure devant la cour Par une requête sommaire et des mémoires complémentaires enregistrés le 24 août 2020, le 18 septembre 2020 et le 13 mai 2022, non communiqué, le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes, représenté par Me Chanon, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement et ce marché ; 2°) de mettre à la charge de la communauté de communes des Sucs la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - c'est à tort que le tribunal a rejeté sa demande pour défaut d'intérêt à agir ; - la valeur du besoin a été manifestement sous-estimée, en méconnaissance de l'article 30 de l'ordonnance du 23 juillet 2015 ainsi que des articles 20 et 21 du décret du 25 mars 2016 ; - le marché a été passé selon une procédure adaptée qui n'a pas permis d'assurer une publicité suffisante afin que soient respectés les principes de libre accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, garantis par l'article 1er de l'ordonnance ; - il a été attribué au soumissionnaire qui avait présenté une offre anormalement basse et la communauté de communes, qui ne pouvait l'ignorer, aurait dû mettre en œuvre la procédure prévue par l'article 53 de l'ordonnance ; - il n'a pas été attribué à l'offre économiquement la plus avantageuse, en méconnaissance de l'article 52 de la même ordonnance et de l'article 62 du même décret. Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2020, la société Atelier d'architecture CASA, représentée par Me Boyer, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge du conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens soulevés par le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes ne sont pas fondés. Par un mémoire en défense, enregistré le 12 novembre 2020, la communauté de communes des Sucs, représentée par Me Juilles, conclut au rejet de la requête et demande à la cour outre de mettre à la charge du conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans le cas où un moyen serait fondé, de limiter la sanction de cette illégalité à la résiliation du contrat. Elle fait valoir que : - les moyens soulevés par le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes ne sont pas fondés ; - sa demande était tardive. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 ; - le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme A..., - les conclusions de M. Savouré, rapporteur public, - et les observations de Me Gouy-Paillier pour le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes, Me Juilles pour la communauté de communes des Sucs et Me Bapt pour la société Atelier d'architecture CASA ; Et après avoir pris connaissance de la note en délibéré présentée pour le conseil régional de l'ordre des architectes d'Auvergne-Rhône-Alpes, enregistrée le 1er juillet
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.