Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 15 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. CG... CK..., M. CI... BU..., M. BL... B... et l'association BonSens.org demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du ministre de l'intérieur et des Outre-mer du 10 août 2022 ne faisant pas appel aux pompiers professionnels et volontaires français non vaccinés contre la Covid-19 pour faire face aux feux de forêts qui sévissent actuellement en France et notamment en Gironde ; 2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des Outre-mer de faire appel à ces pompiers, sous astreinte de 100 000 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, le nombre de pompiers actuellement mobilisés étant insuffisant face à l'ampleur des feux de forêts en Gironde, les incendies risquent de s'étendre et de notamment menacer le domicile et la vie de M. B... et de sa famille ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales ; - la décision porte atteinte aux principes d'égalité et de libre circulation des travailleurs en Europe dès lors qu'elle méconnaît la liberté de circulation des pompiers français non vaccinés contre la Covid-19, ces derniers étant exclus de la lutte contre les feux de forêts contrairement à leurs homologues originaires d'autres Etats de l'Union européenne qui peuvent, eux, exercer leur activité en France alors même qu'ils ne seraient pas vaccinés contre le virus ; - elle méconnaît le droit au respect de la vie dès lors que la sécurité des citoyens est menacée par les incendies ; Par un mémoire en intervention, enregistré le 17 août 2022, l'Union syndicale solidaires des SDIS de France et DOM/TOM demande au juge des référés du Conseil d'Etat de faire droit à la requête. Elle soutient qu'elle a un intérêt à intervenir et s'associe aux conclusions présentées par les requérants. Par un mémoire en intervention, enregistré le 19 août 2022, M. BQ... BW..., représentant unique de M. AT... BX..., de M. BF... CY..., de M. H... AV..., de M. BP... AW..., de M. CC... BZ..., de M. AF... CP..., de M. BC... I..., de M. X... AX..., de Mme CO... AY..., de M. J... CA..., de M. BQ... AZ..., de M. AP... de Lepinay, de Mme Z... BA..., de Mme AS... CB..., de M. BV... K..., de M. AF... L..., de M. CZ..., de M. BJ... M..., de M. CC... AC..., de M. D... AD..., de M. F... AE..., de M. BM... CD..., de M. A... BD..., de M. AQ... CQ..., de M. BG... N..., de Mme T... BE..., de M. CF... CT..., de M. AJ... O..., de M. BK... Q..., de M. BL... R..., de M. AU... CR..., de M. BQ... S..., de Mme P... AH..., de M. D... U..., de M. AA... CS..., de M. BF... AI..., de M. BJ... BH..., de M. AM... V..., de M. AG... AK..., de M. BY... AL..., de M. CN... CE..., de M. BT... BN..., de M. BS... CH..., de M. AJ... AN..., de M. BI... CW..., de M. CU... G..., de M. CX... AO..., de M. CV... BO..., de M. AB... W..., de M. C... CJ..., de M, BB... BR..., de M. AQ... AR..., de M. D... CL..., de M. C... CM..., de M. E... Y..., demande au juge des référés du Conseil d'Etat de faire droit à la requête. Il soutient qu'il a un intérêt à intervenir et s'associe aux conclusions présentées par les requérants. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.