CETATEXT000046349371 J4_L_2022_09_00022NT02374 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/46/34/93/CETATEXT000046349371.xml Texte CAA de NANTES, Juge unique, 29/09/2022, 22NT02374, Inédit au recueil Lebon 2022-09-29 CAA de NANTES 22NT02374 Juge unique suspension sursis C AYMARD M. Jérôme FRANCFORT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'ambassade de France au Congo refusant de délivrer un visa d'entrée et de long séjour à Marysia Jessia Daren Massamba. Par un jugement n°2114760 du 11 juillet 2022, le tribunal administratif de Nantes a annulé cette décision et a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer à Marysia Jessia Daren Massamba le visa de long séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 26 juillet 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande à la cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement en application des dispositions des articles R. 811-15 et suivants du code de justice administrative. Il soutient que les premiers juges n'ont pas considéré - les particularités de la procédure de mineur à scolariser et le risque de détournement de l'objet du visa ; - la production de deux actes de naissance différents ; - l'absence de contribution effective à l'entretien de l'enfant depuis le jugement de tutelle, lequel est frauduleux ; la requérante n'a par ailleurs pas les ressources nécessaires; - l'intérêt supérieur de l'enfant, dont le centre de la vie privée et familiale se situe au Congo et qui n'a pas été méconnu à l'occasion de la décision en litige ; Par un mémoire en défense enregistré le 11 août 2022, Mme A..., représentée par Me Aymard, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer sans délai sa demande et à ce que soit mis à la charge de l'Etat le versement de de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient qu'aucun moyen du ministre n'apparaît sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. Vu : - la requête n°22NT02373 enregistrée le 26 juillet 2022, par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a demandé l'annulation du même jugement ; - les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code civil ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Francfort, président-rapporteur a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.