CETATEXT000046350228 J2_L_2022_09_00020LY02062 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/46/35/02/CETATEXT000046350228.xml Texte CAA de LYON, 3ème chambre, 28/09/2022, 20LY02062, Inédit au recueil Lebon 2022-09-28 CAA de LYON 20LY02062 3ème chambre excès de pouvoir C M. TALLEC SELARL ARNAUD BASTID Mme Sophie CORVELLEC M. DELIANCOURT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure La SAS Bourgeaux Basthard a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2017 par lequel le préfet de la Haute-Savoie l'a mise en demeure de respecter, sous un délai de neuf mois, l'émergence maximale qui s'impose aux émissions sonores résultant de l'activité de travail mécanique des métaux exercée dans son établissement, ensemble le rejet de son recours gracieux. Par un jugement n° 1803289 du 9 juin 2020, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté cette demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 30 juillet 2020 et un mémoire enregistré le 6 décembre 2021, la SAS Bourgeaux Basthard, représentée par Me Bastid (SELARL Arnaud Bastid), avocat, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Grenoble du 9 juin 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 18 décembre 2017, ensemble la décision du 29 mars 2018 rejetant son recours gracieux ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - sa requête, de même que ses conclusions de première instance, sont recevables ; - l'arrêté en litige a été adopté au terme d'une procédure irrégulière, le rapport du 21 novembre 2017 ne lui ayant pas été préalablement notifié ; - l'arrêté en litige n'est pas suffisamment motivé, à défaut de préciser l'importance du dépassement qui lui est reproché ; - cet arrêté n'est pas justifié, aucun dépassement notable ne pouvant lui être reproché ; - contrairement à ce qu'ont estimé les premiers juges, le préfet n'était pas en situation de compétence liée pour adopter l'arrêté en litige ; - l'arrêté en litige ne peut être exécuté, eu égard à la brièveté des délais impartis et au coût des mesures qu'il implique. Par un mémoire en défense enregistré le 22 novembre 2021, la ministre de la transition écologique conclut au rejet de la requête. Elle expose s'en remettre aux observations produites en première instance par le préfet de la Haute-Savoie et que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Par ordonnance du 7 décembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 14 janvier
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.