CETATEXT000046605103 J4_L_2022_11_00021NT01919 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/46/60/51/CETATEXT000046605103.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 22/11/2022, 21NT01919, Inédit au recueil Lebon 2022-11-22 CAA de NANTES 21NT01919 5ème chambre excès de pouvoir C M. FRANCFORT CAVELIER M. Christian RIVAS M. MAS Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme C... a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 27 août 2020 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours formé contre la décision du 5 mars 2020 des autorités consulaires françaises à Alger refusant de lui délivrer un visa de court séjour. Par un jugement n° 2010843 du 10 mai 2021, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 juillet 2021 et 5 mai 2022, Mme A... C..., représentée par Me Cavelier, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 10 mai 2021 du tribunal administratif de Nantes ; 2°) d'annuler la décision du 27 août 2020 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours formé contre la décision des autorités consulaires françaises à Alger (Algérie) refusant de lui délivrer le visa de court séjour sollicité ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, subsidiairement, de réexaminer sa demande de visa dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ; 4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne souhaite pas s'installer sur le territoire français, et qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale. Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2021, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par Mme C... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ; - le règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire des visas ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. le rapport de M. Rivas a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit : 1. Mme A... C..., ressortissante algérienne née en 1952 a sollicité un visa de court séjour pour visite familiale auprès du consul général de France à Alger (Algérie). Par une décision du 5 mars 2020, cette autorité a rejeté sa demande. Par une décision du 26 août 2020, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours qu'elle a formé contre cette décision consulaire. Par un jugement du 10 mai 2021, dont Mme C... relève appel, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande d'annulation de cette décision du 26 août 2020 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. 2. Pour refuser la demande de visa de court séjour présentée par Mme C... la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur l'existence d'un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires eu égard à la présence en France de l'un de ses enfants de nationalité française, en l'absence d'éléments convaincants sur ses revenus personnels et ses liens en Algérie, et alors qu'elle a sollicité un certificat de résidence algérien lors de son dernier séjour en France. 3. En premier lieu, aux termes de l'article 14 du règlement n° 810/2009 (CE) du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas : " Documents justificatifs 1. Lorsqu'il introduit une demande de visa uniforme, le demandeur présente les documents suivants: (...)
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