CETATEXT000047116826 J_L_2023_02_00020TL22901 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/47/11/68/CETATEXT000047116826.xml Texte CAA de TOULOUSE, 2ème chambre, 07/02/2023, 20TL22901, Inédit au recueil Lebon 2023-02-07 CAA de TOULOUSE 20TL22901 2ème chambre excès de pouvoir C Mme GESLAN-DEMARET SCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIES;SCP DENJEAN & ASSOCIES;SCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIES Mme Céline ARQUIÉ Mme TORELLI Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler la décision implicite du maire de Toulouse du 28 avril 2018 rejetant sa demande de réintégration, de requalification de sa situation en agent non titulaire de la fonction publique pour la période du 17 juin 2009 au 31 décembre 2017 et de versement la somme de 25 000 euros au titre de son préjudice matériel et de 5 000 euros au titre de son préjudice de carrière, d'ordonner sa réintégration au sein de la direction de la communication-presse en tant qu'agent contractuel de droit public dans un emploi permanent à l'indice 349 et de condamner la commune de Toulouse à lui verser la somme de 20 000 euros au titre du préjudice matériel résultant du non-paiement des congés et primes et la somme de 15 000 euros au titre du préjudice de carrière résultant de la pérennisation d'une situation précaire et illégale, à titre subsidiaire de condamner la commune de Toulouse à lui verser la somme de 8 490,12 euros au titre de l'indemnité de licenciement, la somme de 30 000 euros au titre du préjudice matériel résultant du non-paiement des congés et primes auxquels ont droit les agents contractuels et la somme de 30 000 euros au titre du préjudice de carrière résultant de la pérennisation d'une situation précaire et illégale et enfin de mettre à la charge de la collectivité la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens. Par un jugement n° 1802935 du 25 juin 2020, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision implicite par laquelle le maire de Toulouse a rejeté la demande de M. A... tendant à requalifier ses contrats de vacation pour la période du 17 juin 2009 au 31 décembre 2017 en contrats d'agent non titulaire de la fonction publique, enjoint à la commune de Toulouse de procéder à la régularisation de la situation de M. A... en lui reconnaissant le statut d'agent non titulaire à compter du 17 juin 2009, avec toutes conséquences de droit, mis à la charge de la collectivité une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions des parties. Procédures devant la cour : I. Par une requête enregistrée le 31 août 2020 et des mémoires enregistrés le 2 décembre 2020 et le 29 avril 2021 sous le n°20BX022901 au greffe de la cour administrative d'appel de Bordeaux puis le 11 avril 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse sous le n° 20TL22901, la commune de Toulouse, représentée par Me Lonqueue, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures : 1°) d'annuler l'article 2 du jugement du tribunal administratif de Toulouse du 25 juin 2020 en tant qu'il lui a enjoint de procéder à la régularisation de la situation de M. A... en lui reconnaissant le statut d'agent non titulaire à compter du 17 juin 2009 avec toutes conséquences de droit, alors que la période du 17 juin 2009 au 31 décembre 2013 est prescrite ; 2°) de mettre à la charge de M. A... une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - les sommes dues par la collectivité pour la période antérieure au 1er janvier 2014, correspondant en matière de rémunération au service fait calculé année après année n'ayant pas été payées dans un délai de 4 ans sont prescrites ; - la période à compter de laquelle M. A... pouvait bénéficier d'un contrat à durée déterminée doit en conséquence être décorrélée de la période d'indemnisation des droits afférents à cette requalification ; - une personne morale de droit public ne peut être condamnée à verser une somme qu'elle ne doit pas. Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2021, M. A..., représenté par Me Cabrol, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la commune de Toulouse d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Il fait valoir que : - le fait générateur de sa créance est l'illégalité de la décision implicite de rejet, du fait de l'illégalité de la situation contractuelle dans laquelle il a été placé ; le fait générateur de la régularisation de sa situation et de ses droits à rémunération est le jugement du tribunal administratif de sorte que dans un cas comme dans l'autre, sa créance n'est pas prescrite ; - la commune est à l'origine d'une situation illégale qui a perduré dans le temps. Par une ordonnance en date du 11 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué à la cour administrative d'appel de Toulouse le jugement de la requête de la commune de Toulouse. Par une ordonnance du 25 mai 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 25 juin 2021 à 12 heures. II. Par une requête enregistrée le 1er septembre 2020 et un mémoire ampliatif et récapitulatif enregistré le 23 juin 2021 sous le n°20BX02925 au greffe de la cour administrative d'appel de Bordeaux puis le 11 avril 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse sous le n° 20TL22925, M. B... A..., représenté par Me Cabrol, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures : 1°) de réformer le jugement en tant qu'il a rejeté par son article 4 sa demande sollicitant le versement d'une somme de 15 000 euros à titre de dommages et intérêts ; 2°) de confirmer le jugement en son article 1er ; 3°) d'enjoindre à la commune de Toulouse de procéder à la régularisation de sa situation en lui reconnaissant le statut d'agent non titulaire à compter du 17 juin 2009 avec toutes conséquences de droit notamment en termes de rémunération et d'éléments accessoires de rémunération et au plan des cotisations sociales et droits sociaux, et des droits à la retraite, de sorte qu'il soit intégralement rempli de ses droits comme un agent non titulaire sur la période concernée ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens. Il soutient que : - il ne conteste plus la requalification des contrats de vacataires en contrats d'agent public non titulaire, ni l'injonction telle que prononcée ; il renonce à solliciter sa réintégration et renonce à sa demande indemnitaire en réparation du préjudice matériel et économique, réparé par la régularisation ; - l'injonction prononcée par le tribunal implique que le statut d'agent non titulaire de la fonction publique lui soit appliqué à compter du 17 juin 2009 jusqu'au 31 décembre 2017 avec toutes conséquences de droit, notamment en terme de rémunération et ses éléments accessoires ainsi que les cotisations sociales, les droits sociaux et à la retraite ; - il a subi un préjudice moral en raison de son maintien dans une situation de précarité professionnelle pendant de nombreuses années justifiant le versement d'une somme de 15 000 euros. Par des mémoires en défense enregistrés le 27 avril 2021, la commune de Toulouse, représentée par Me Lonqueue, conclut : 1°) à la jonction des procédures enregistrées sous les n° 20BX22901 et 20BX22925 ; 2°) au rejet de la requête d'appel de M. A... ; 3°) à la réformation du jugement du tribunal administratif de Toulouse du 25 juin 2020 en tant que par son article 2, il lui a enjoint de procéder à la régularisation de la situation de M. A... en lui reconnaissant le statut d'agent non titulaire à compter du 17 juin 2009 avec toutes conséquences de droit alors que la période du 17 juin 2009 au 31 décembre 2013 est prescrite ; 4°) de mettre à la charge de M. A... une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que : - la demande d'appel de M. A... qui sollicite de procéder à la régularisation de sa situation en précisant quelles sont les conséquences de droit de cette régularisation est nouvelle et par suite irrecevable ; - les moyens invoqués ne sont pas fondés. M. A... a été admis à l'aide juridictionnelle partielle au taux de 25% par une décision du 29 octobre 2020 confirmée en appel le 21 janvier
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.