Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en premier lieu, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, en deuxième lieu, de suspendre la mesure de mise en exécution de l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a décidé de son transfert aux autorités croates et, en dernier lieu, d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer l'attestation correspondante ainsi qu'un dossier destiné à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2300498 du 12 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a, d'une part, admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de la requête. Par une requête, enregistrée le 25 janvier 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ; 2°) d'annuler l'ordonnance du 12 janvier 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes ; 3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer l'attestation afférente ainsi qu'un dossier destiné à l'OFPRA dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le juge des référés du tribunal administratif de Nantes n'a pas contesté l'existence d'une urgence à statuer ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile ; - les autorités croates ont explicitement accepté de le prendre en charge le 12 juillet 2022 et il n'a pas contesté la décision de transfert de sorte que le délai d'exécution de cette mesure expirait le 12 janvier 2023 en application des articles 29 et 42 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ; - l'exécution de cette mesure prévue le 13 janvier 2023 n'était plus possible de sorte que sa demande d'asile doit être enregistrée en procédure normale et examinée en France. Par un mémoire en défense et un nouveau mémoire, enregistrés les 31 janvier et 15 février 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer. Il soutient que l'administration n'ayant pas été en mesure d'informer les autorités croates de ce que M. A... était en fuite au sens du Règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, la France est devenue responsable de sa demande d'asile de sorte que son recours a perdu son objet. Subsidiairement, il conclut au rejet du recours de M. A.... Par un mémoire en réplique, enregistré le 9 février 2023, M. A... soutient que le litige conserve son objet dès lors que l'administration le considérant en fuite au sens du Règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, il s'est vu remettre une attestation de demande d'asile en procédure accélérée, et non en procédure normale. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A..., et, d'autre part, le ministre de l'intérieur et des outre-mer ; Ont été entendus lors de l'audience publique du 16 février 2023, à 11 heures : - Me Ricard, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de M. A... ; - les représentantes du ministre de l'intérieur et des outre-mer ; à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.