Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 7 octobre 2022 et 19 avril 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... B... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 20 avril 2022 par laquelle la ministre des armées lui a infligé la sanction de blâme du ministre. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la défense ; - le code de la sécurité intérieure ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Hervé Cassara, maître des requêtes, - les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ; Considérant ce qui suit : 1. M. B..., colonel de gendarmerie alors affecté au service central du renseignement territorial, demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 20 avril 2022 de la ministre des armées lui infligeant la sanction de blâme du ministre. 2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 4122-3 du code de la défense : " Le militaire (...) exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité ", et aux termes de l'article R. 434-12 du code de la sécurité intérieure : " Le policier ou le gendarme ne se départ de sa dignité en aucune circonstance. / En tout temps, dans ou en dehors du service, (...) il s'abstient de tout acte, propos ou comportement de nature à nuire à la considération portée à la police nationale et à la gendarmerie nationale. Il veille à ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte à leur crédit ou à leur réputation ". Aux termes de l'article L. 4137-2 du code de la défense : " Les sanctions disciplinaires applicables aux militaires sont réparties en trois groupes : / 1° Les sanctions du premier groupe sont : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.