Vu les procédures suivantes : 1°) M. B... E... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 23 février 2021 par laquelle le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un nouveau permis de conduire en conséquence de sa demande de rectification de son état civil, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le préfet de Vaucluse sur son recours gracieux et la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a retiré son permis de conduire, et d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin ou à tout autre préfet compétent de lui remettre un permis de conduire à son nom véritable, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et, à défaut, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par un jugement n° 2105198, 2106439 du 7 octobre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif a annulé ces décisions et enjoint au préfet de Vaucluse de réexaminer les demandes de M. E... dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Par un pourvoi, enregistré, sous le n° 469505, le 7 décembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de M. E.... 2°) M. A... E... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 23 février 2021 par laquelle le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un nouveau permis de conduire en conséquence de sa demande de rectification de son état civil, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le préfet de Vaucluse sur son recours gracieux et la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a retiré son permis de conduire, et d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin ou à tout autre préfet compétent de lui remettre un permis de conduire à son nom véritable, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et, à défaut, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par un jugement n° 2105200, 2106441 du 7 octobre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif a annulé ces décisions et enjoint au préfet de Vaucluse de réexaminer les demandes de M. E... dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Par un pourvoi, enregistré, sous le n° 469507, le 7 décembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter les demandes de M. A... E.... .................................................................................... 3°) Mme C... E... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 23 février 2021 par laquelle le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un nouveau permis de conduire en conséquence de sa demande de rectification de son état civil, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le préfet de Vaucluse sur son recours gracieux et la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a retiré son permis de conduire, et d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin ou à tout autre préfet compétent de lui remettre un permis de conduire à son nom véritable, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et, à défaut, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par un jugement n° 2105196, 2106440 du 7 octobre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif a annulé ces décisions et enjoint au préfet de Vaucluse de réexaminer les demandes de Mme E... dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Par un pourvoi, enregistré, sous le 469509, le 7 décembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter les demandes de Mme E.... .................................................................................... Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de la route ; - le décret n° 2004-1085 du 14 octobre 2004 ; - l'arrêté du ministre de l'intérieur 20 avril 2012 relatif aux conditions d'établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire ; - l'arrêté du 23 décembre 2016 relatif à la justification de l'identité, du domicile, de la résidence normale et de la régularité du séjour pour l'obtention du permis de conduire ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Christophe Barthélemy, conseiller d'Etat en service extraordinaire, - les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public. La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gadiou, Chevallier, avocat de M. B... E... et autres. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.