Vu les procédures suivantes : Sous le n° 2328077, la société à responsabilité limitée Bam a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion des locaux commerciaux qu'elle occupe 14, rue Washington à Paris, révélée par un dernier avis avant expulsion du 4 décembre 2023, et, d'autre part, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Sous le n° 2328097, la société à responsabilité limitée Farlex a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion des locaux commerciaux qu'elle occupe 14, rue Washington à Paris, révélée par un dernier avis avant expulsion du 4 décembre 2023, et, d'autre part, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Sous le n° 2328099, la société à responsabilité limitée F.A.V. Washington a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion des locaux commerciaux qu'elle occupe 14, rue Washington à Paris, révélée par un dernier avis avant expulsion du 4 décembre 2023, et, d'autre part, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Sous le n° 2328100, la société à responsabilité limitée Washington Blues a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion des locaux commerciaux qu'elle occupe 14, rue Washington à Paris, révélée par un dernier avis avant expulsion du 4 décembre 2023, et, d'autre part, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance nos 2328077, 2328097, 2328099, 2328100 du 9 décembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a, à l'article 1er, mis à la charge de l'Etat la somme de 500 euros à verser à chacune des quatre sociétés requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à l'article 2, rejeté le surplus des conclusions des requêtes. Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande au juge des référés du Conseil d'Etat, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'article 1er de l'ordonnance du 9 décembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Paris ; 2°) de rejeter les conclusions présentées en première instance par les sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que l'Etat ne pouvait être condamné à verser aux sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dès lors que, d'une part, il n'était pas la partie perdante et, d'autre part, si le défaut d'urgence résulte de ce que l'exécution de la décision en litige a été différée dans l'attente d'un jugement du juge de l'exécution, ce différé ne saurait être assimilé à un retrait, une abrogation ou une annulation contentieuse au fond de la décision attaquée qui aurait privé d'objet le litige. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, le ministre de l'intérieur et des outre-mer et, d'autre part, les sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues ; Ont été entendus lors de l'audience publique du 15 janvier 2024, à 11 heures 30 : - Me Poupet, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat des sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues ; - la représentante des sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues ; - la représentante du ministre de l'intérieur et des outre-mer ; à l'issue de laquelle la juge des référés a clos l'instruction ; Vu les notes en délibéré, enregistrées les 18 et 23 janvier 2024, présentées par les sociétés Bam, Farlex, F.A.V. Washington et Washington Blues ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.