Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 février 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a interdit le concert prévu le 28 février 2024 à 20 heures au Zénith de Nantes sous le nom de scène " Freeze Corleone " et, d'autre part, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de le laisser se produire sur scène. Par une ordonnance n° 2402938 du 28 février 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. Par une requête, enregistrée le 28 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'ordonnance du 28 février 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes ; 2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 février 2024 du préfet de la Loire-Atlantique ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de le laisser se produire sur la scène du Zénith de Nantes pour son concert du 28 février 2024 à 20 heures ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme d'un euro symbolique au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il doit se produire sur scène dans le cadre d'un concert devant se tenir le 28 février 2024 à 20 heures au Zénith de Nantes ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales ; - l'arrêté contesté méconnaît la liberté d'expression, la liberté de réunion et la liberté d'entreprendre dès lors que le concert prévu le 28 février 2024 ne crée pas de risque avéré de commission d'une infraction susceptible de porter atteinte au respect de la dignité humaine et de caractériser un trouble à l'ordre public en ce que, d'une part, les paroles de ses chansons n'ont pas de caractère polémique et n'ont pas entraîné de condamnation pénale ni de trouble à l'ordre public lors de ses précédents concerts en France et à l'étranger et, d'autre part, le concert n'a de lien ni avec l'actualité politique nationale et internationale ni avec une quelconque menace terroriste. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.