CETATEXT000049272721 J4_L_2024_03_00022NT02600 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/49/27/27/CETATEXT000049272721.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 12/03/2024, 22NT02600, Inédit au recueil Lebon 2024-03-12 CAA de NANTES 22NT02600 5ème chambre excès de pouvoir C M. DEGOMMIER ROUSSEL Mme Cécile ODY M. FRANK Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. C... G... et Mme H... G... ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté leur recours formé contre la décision du 16 juin 2020 de l'autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) refusant de délivrer à Mme E... G..., à Mme H... G..., à M. A... G..., à Mme B... G..., à M. F... G..., à M. D... G..., à M. I... G..., et à M. J... G... des visas de long séjour en qualité de membres de famille de réfugié, ainsi que ces décisions consulaires. Par un jugement n° 2108175 du 31 janvier 2022, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 8 août 2022, M. C... G... et Mme H... G..., représentés par Me Roussel, demandent à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes ; 2°) d'annuler la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas demandés. Ils soutiennent que : - la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France contestée est entachée d'erreur dans l'appréciation de l'identité des demandeurs et de leurs liens familiaux avec le réunifiant, lesquels sont établis par les actes d'état civil produits ; - elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par les requérants n'est fondé. M. G... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par une décision du 1er juin 2022 du bureau d'aide juridictionnelle (section administrative) du tribunal judiciaire de Nantes. Par un courrier du 8 février 2024, les parties ont été informées que la cour était susceptible de relever d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête en raison de la délivrance en avril 2022 des visas de long séjour demandés et de l'arrivée en France des intéressés en juin 2022, antérieurement à l'enregistrement de la requête le 9 août
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.