CETATEXT000049963714 J4_L_2024_07_00024NT01698 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/49/96/37/CETATEXT000049963714.xml Texte CAA de NANTES, Juge unique, 12/07/2024, 24NT01698, Inédit au recueil Lebon 2024-07-12 CAA de NANTES 24NT01698 Juge unique suspension sursis C CAVELIER M. Olivier GASPON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... C... A... a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite née le 27 novembre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision du 7 août 2022 de l'autorité consulaire française au Caire (Égypte) refusant de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'entrepreneur. Par un jugement n° 2300152 du 6 mai 2024, le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visas d'entrée en France et a enjoint au ministre de faire délivrer le visa de long séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification de son jugement. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 7 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer demande à la cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement en application des dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative. Il soutient que : - le demandeur n'a pas fourni de justificatifs permettant d'établir la fiabilité de son projet professionnel au sein de la société Batinew et la capacité de tirer de l'activité envisagée des moyens d'existence suffisants ; - il existe un risque de détournement de l'objet du visa sollicité en qualité d'entrepreneur au regard notamment de l'inadéquation entre l'expérience et la qualification professionnelles du demandeur et l'activité envisagée, alors que les candidatures de qualité proposées en France sont rejetées par l'entreprise tenue par l'un de ses frères et dont il doit acquérir des parts sociales, ainsi que de l'absence d'attaches fortes en Égypte, alors qu'un autre de ses frères cherche également à être employé dans la même société. Par un mémoire en défense enregistré le 3 juillet 2024, puis deux mémoires enregistrés le 3 juillet 2024 à 11h53 et le 4 juillet suivant, M. A..., représenté par Me Cavelier, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint au ministre de délivrer le visa sollicité et à ce que soit mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 2 000 euros. Il fait valoir que les moyens invoqués par le ministre ne sont pas fondés. Vu : - la requête n° 24NT01697 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a demandé l'annulation du jugement n° 2300152 du 6 mai 2024 du tribunal administratif de Nantes ; - les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code du travail ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Gaspon, - et les observations de Me Cavelier, représentant M. A.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.