CETATEXT000050725115 J3_L_2024_11_00024BX02444 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/50/72/51/CETATEXT000050725115.xml Texte CAA de BORDEAUX, Juge des référés, 29/11/2024, 24BX02444, Inédit au recueil Lebon 2024-11-29 CAA de BORDEAUX 24BX02444 Juge des référés plein contentieux C TAGNE Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 11 octobre 2024, M. B..., représenté par Me Tagne, demande à la cour, sur le fondement de l'article L 521-3 du code de justice administrative : - d'enjoindre à la commune de Fort de France de lui communiquer ou de communiquer à la cour les délibérations du conseil municipal de Fort de France autorisant la cession de la parcelle AO 871 et en particulier la délibération du 29 juin 2004 ; - de mettre à la charge de la commune de Fort de France le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - La condition d'urgence est satisfaite ; dans le cadre de l'instance au fond devant le tribunal administratif de la Martinique, la commune de Fort de France n'a pas communiqué les délibérations notamment celle du 29 juin 2004 du conseil municipal autorisant la cession de la parcelle AO 871 malgré la demande du tribunal ; or la production de cette délibération était essentielle à la solution du litige et sa requête a été rejetée par le tribunal administratif ; dans le cadre de l'appel qu'il a introduit à l'encontre de ce jugement, la production de cette délibération est essentielle à la manifestation de la vérité, et l'issue de la procédure étant imminente, la condition d'urgence est remplie ; - L'utilité de l'injonction à la commune de produire les délibérations autorisant la cession de cette parcelle est vérifier notamment si la délibération du 29 juin 2004 est une décision individuelle créatrice de droits et si elle marque un accord inconditionnel sur l'objet et le prix de l'opération et si le transfert de propriété n'est soumis à aucune condition suspensive ou résolutoire ; pour rejeter sa requête tendant à la reconnaissance de son droit de propriété sur la parcelle AO 871 le tribunal s'est fondé sur l'absence de production de la délibération du 29 juin 2004 et sur l'absence de preuve qu'elle marquait un accord inconditionnel sur l'objet et le prix de l'opération et qu'elle ne comportait pas de condition suspensive ou résolutoire ; la solution du litige passe par la production de cette délibération mais malgré ses demandes et l'avis favorable de la CADA du 6 septembre 2022, la commune de Fort de France ne lui répond pas ; la non-communication de cette délibération porte gravement atteinte à son droit de propriété ; - L'injonction à faire à la commune de Fort-de-France ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative mais permettrait la manifestation de la vérité et la régularisation de la vente à son profit de la parcelle AO
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.