CETATEXT000051192987 J1_L_2025_02_00024PA02428 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/19/29/CETATEXT000051192987.xml Texte CAA de PARIS, 4ème chambre, 14/02/2025, 24PA02428, Inédit au recueil Lebon 2025-02-14 CAA de PARIS 24PA02428 4ème chambre exécution décision justice adm C Mme DOUMERGUE MONGET-SARRAIL M. Pascal MANTZ Mme LIPSOS Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Melun : - sous le n° 2003523, d'annuler la décision implicite de rejet, réputée intervenue le 26 décembre 2015, par laquelle le préfet du Val-de-Marne aurait refusé d'abroger l'arrêté du 25 octobre 2000 ordonnant son expulsion du territoire français, ainsi que la décision du 11 mars 2020 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit assigné à résidence, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'abroger cet arrêté du 25 octobre 2000 ou, à défaut, de réexaminer sa demande d'assignation à résidence, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de condamner 1'Etat à lui verser la somme de 19 000 euros, en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait de l'inexécution du jugement n° 1707400 du 7 juin 2019 du tribunal administratif de Melun et de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 500 euros au titre de 1'article L. 761-1 du code de justice administrative ; - sous le n° 2010547, d'annuler la décision implicite de rejet qui serait née du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur sa demande tendant au réexamen des motifs de l'arrêté du 25 octobre 2000, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'abroger cet arrêté et de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa demande, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 2003523, 2010547 du 2 février 2022, rectifié par une ordonnance du 7 février 2022, le tribunal administratif de Melun a, d'une part, annulé la décision implicite du 27 juin 2020 par laquelle le préfet du Val-de-Marne ou l'autorité préfectorale compétente a refusé d'abroger l'arrêté du 25 octobre 2000, d'autre part, enjoint à la préfète du Val-deMarne ou à 1'autorité préfectorale compétente de procéder à l'abrogation de cet arrêté dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement, en outre, mis à la charge de 1'Etat le versement de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, enfin, rejeté le surplus des conclusions des demandes de M. A.... Par un arrêt nos 22PA01494, 22PA02008 du 30 décembre 2022, la cour administrative d'appel de Paris a, notamment, d'une part, annulé les articles 1er, 2 et 3 du jugement n° 2003523-2010547 du 2 février 2022 du tribunal administratif de Melun et la décision du 25 décembre 2020 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'abroger l'arrêté du 25 octobre 2000 prononçant l'expulsion de M. A..., d'autre part, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, sous réserve d'un changement de circonstances de droit ou de fait, d'abroger cet arrêté dans le délai de trois mois à compter de la notification de l'arrêt, en outre, mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, enfin, rejeté le surplus, tant des conclusions de la demande n° 2010547 de M. A... devant le tribunal administratif de Melun que de ses conclusions d'appel. Procédure devant la Cour : Par une lettre du 19 juin 2023, M. A..., représenté par Me Monget-Sarrail, a demandé à la Cour qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'exécuter, dans le délai de 8 jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, l'arrêt nos 22PA01494, 22PA02008 rendu le 30 décembre 2022 par la cour administrative d'appel de Paris. Par des lettres enregistrées les 5 septembre 2023, 27 novembre 2023 et 27 mai 2024, M. A... a informé la Cour que l'arrêt rendu par la Cour le 30 décembre 2022 n'était toujours pas exécuté. Par une ordonnance du 4 juin 2024, la présidente de la Cour a ouvert une procédure juridictionnelle pour l'instruction de la demande d'exécution présentée par M. A.... La procédure a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit d'observations. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative, et notamment son article L. 911-
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.