CETATEXT000051321845 J4_L_2025_03_00025NT00361 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/32/18/CETATEXT000051321845.xml Texte CAA de NANTES, Juge des référés, 11/03/2025, 25NT00361, Inédit au recueil Lebon 2025-03-11 CAA de NANTES 25NT00361 Juge des référés suspension sursis C Mme la Pdte. BRISSON OUESLATI Mme la Pdte. Christiane BRISSON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... A... C... a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel le préfet du Finistère l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire de cinq ans et l'a assigné à résidence. Par un jugement n° 2406747 du 4 décembre 2024 le magistrat désigné du tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 5 février 2025, M. A... C..., représenté par Me Oueslati, demande : 1°) de prononcer le sursis à l'exécution de ce jugement du 4 décembre 2024 en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire pendant une durée de cinq ans ; 2°) à titre subsidiaire, de prononcer le sursis à l'exécution de ce jugement en tant qu'il rejette les conclusions dirigées contre l'interdiction de retour pour une durée de cinq ans ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles L 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, la somme de 1 500 euros hors taxe. Il soutient que : - L'exécution du jugement aurait des conséquences difficilement réparables dès lors que sa vie privée et familiale ainsi que ses centres d'intérêts se situent sur le territoire français ; - Sur le caractère sérieux des moyens énoncés dans la requête d'appel : . la minute du jugement n'est pas signée en méconnaissance de l'article R. 741-7 du code de justice administrative ; . l'obligation de quitter le territoire français n'est pas motivée en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; cette décision est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation ; l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme a été méconnu ; . la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ; M A... C... justifie de circonstances humanitaires de sorte que cette décision est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par un mémoire en défense enregistré le 11 février 2025, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé. M. A... C... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 février
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.