CETATEXT000051347210 J6_L_2025_03_00024MA00225 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/34/72/CETATEXT000051347210.xml Texte CAA de MARSEILLE, 4ème chambre, 11/03/2025, 24MA00225, Inédit au recueil Lebon 2025-03-11 CAA de MARSEILLE 24MA00225 4ème chambre excès de pouvoir C M. MARCOVICI BOUBENNA M. Laurent LOMBART Mme BALARESQUE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Marseille, d'une part, d'annuler l'arrêté du 20 avril 2021 par lequel le maire de Marseille a rejeté sa demande tendant au bénéfice d'une allocation temporaire d'invalidité (ATI), en retenant un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 0 %, s'agissant des séquelles de l'accident de service dont il a été victime le 16 avril 2019, d'autre part, d'ordonner une expertise médicale et, enfin, de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 2105908 du 6 décembre 2023, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er février et 8 novembre 2024, ce mémoire n'ayant pas été communiqué, M. B..., représenté, en dernier lieu, par Me Chanut, demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 6 décembre 2023 ; 2°) d'annuler cet arrêté du maire de Marseille du 20 avril 2021 ; 3°) de désigner un expert de justice, avec pour mission de : . entendre les parties et de se faire communiquer tous documents et pièces qu'il estimera utiles à l'accomplissement de sa mission ; . décrire son état de santé ainsi que tous les troubles qu'il présente depuis l'accident de service survenu le 16 avril 2019 ; . évaluer ses préjudices corporels qui sont directement imputables à cet accident de service, en précisant sa date de consolidation et son taux d'IPP ; . d'une façon générale, donner tous les éléments d'appréciation sur les préjudices subis et leur évolution probable ; . déterminer les conséquences de l'accident de service en cause sur sa vie personnelle et professionnelle ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Marseille une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens. Il soutient que : - contrairement à ce que fait valoir la commune de Marseille en défense, il critique le jugement attaqué ; - l'arrêté contesté du maire de Marseille du 20 avril 2021 est entaché d'une erreur d'appréciation ; - il est bien fondé à solliciter la désignation d'un expert avec la mission ci-dessus proposée. Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2024, la commune de Marseille, représentée par Me Mendes Constante, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que : - M. B... s'abstenant de critiquer le jugement attaqué, sa requête, qui est identique à ses écritures de première instance, doit être rejetée par adoption des motifs de ce jugement ; - le moyen tiré de ce que son maire aurait entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation n'est pas fondé et la mesure d'expertise sollicitée n'est pas opportune. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 novembre 2024, à 12 heures. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Lombart, - les conclusions de Mme Balaresque, rapporteure publique, - et les observations de Me Chanut, représentant M. B.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.