CETATEXT000051532519 J4_L_2025_04_00025NT00955 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/53/25/CETATEXT000051532519.xml Texte CAA de NANTES, Juge unique, 28/04/2025, 25NT00955, Inédit au recueil Lebon 2025-04-28 CAA de NANTES 25NT00955 Juge unique excès de pouvoir C MEZIN SOCIETE D'AVOCAT Mme la Pdte. Christiane BRISSON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Le groupement d'exploitation en commun (GAEC) du Domaine a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler la décision du préfet de la région Bretagne rejetant son recours gracieux du 6 mars 2022 tendant à ce que la SCEA La Falaise soit mise en demeure de cesser l'exploitation sans autorisation de parcelles à Evran (Côtes d'Armor). Par un jugement n° 2204286 du 11 mars 2025, le tribunal administratif de Rennes a annulé cette décision et enjoint au préfet de la région Bretagne de mettre en demeure l'EARL La Falaise de régulariser sa situation au regard du contrôle des structures agricoles. Procédure devant la cour : Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3, 17 et 23 avril 2025, la SCEA La Falaise, venant aux droits de l'EARL La Falaise, Mme B... C... épouse D... et M. E... A..., représentés par Me Mezin, demandent : - d'ordonner le sursis à exécution de ce jugement n° 2204286 du 11 mars 2025 ; - de mettre à la charge du GAEC du Domaine le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - la demande de sursis à exécution est fondée sur les articles R. 811-15 et R. 811-17 du code de justice administrative ; - le jugement est irrégulier faute de satisfaire à l'article R. 741-7 du code de justice administrative ; - M. A... n'a pas la qualité d'associé exploitant de la SCEA la Falaise et n'est donc pas soumis au contrôle des structures agricoles en raison d'un agrandissement ; - la modification sociétale de l'EARL La Falaise n'a pas entraîné la création d'une nouvelle personne juridique qui serait soumise à autorisation d'exploiter ; l'EARL a été transformée en SCEA dont l'organisation a été revue par l'intégration de la SAS Ker Happig, non exploitante, et la nomination d'un nouveau gérant ; il n'y a pas eu de modification du périmètre ou des conditions d'exploitation ; - le courrier de la direction régionale de l'agriculture et de la forêt du 28 juin 2022 vaut rescrit rural et fait ainsi obstacle à toute sanction administrative qui serait prise à son encontre ; - la SCEA La Falaise est l'unique exploitant agricole des terres en litige et est détentrice d'une autorisation d'exploiter ; - l'exécution immédiate du jugement aurait des conséquences difficilement réparables pour la SCEA puisqu'elle lui ferait courir le risque d'un potentiel refus d'autorisation d'exploiter ; son équilibre financier repose sur l'exploitation des terres dont elle est propriétaire. Par un mémoire enregistré le 18 avril 2025, le Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) du Domaine, représenté par Me Devillers, conclut : 1°) au rejet de la requête ; 2°) à la condamnation de la SCEA La Falaise à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que - la requérante ne peut simultanément présenter sa requête sur le fondement des articles R. 811-15 et R.811-17 du code de justice administrative. - aucun moyen n'est fondé. Par un mémoire enregistré le 22 avril 2025, la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire indique s'en remettre à la sagesse de la cour. Vu : - la requête n° 2500946 par laquelle la SCEA de la Falaise a demandé l'annulation du jugement n° 2204286 du 11 mars 2025 ; - les autres pièces du dossier. Vu : - le code rural et de la pêche maritime ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Brisson - les observations de Me Mezin pour la SCEA La Falaise qui a conclu aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans ses écritures. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience le 22 avril
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.