CETATEXT000051597420 J1_L_2025_05_00023PA05261 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/59/74/CETATEXT000051597420.xml Texte CAA de PARIS, 3ème chambre, 14/05/2025, 23PA05261, Inédit au recueil Lebon 2025-05-14 CAA de PARIS 23PA05261 3ème chambre plein contentieux C M. DELAGE TSOUDEROS Mme Marianne JULLIARD Mme DÉGARDIN Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... B... a demandé au le Tribunal administratif de Paris de condamner l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme de 150 000 euros en réparation du préjudice moral résultant du décès de son père. Par un jugement n° 2115330 du 19 octobre 2023, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête enregistrée le 19 décembre 2023, Mme B..., représentée par Me Elalouf, demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du 19 octobre 2023 du Tribunal administratif de Paris ; 2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 150 000 euros en réparation du préjudice moral résultant du décès de son père ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - l'équipe médicale de l'hôpital Saint-Antoine, dépendant de l'AP-HP, a commis une faute en administrant de la morphine et des anxiolytiques à son père, admis aux urgences le 31 mars 2020 alors qu'il présentait un symptôme de dyspnée et d'hypoxie majeure lors de son arrivée dans le service, qu'aucune indication thérapeutique ne justifiait l'administration de morphine dès lors que son père ne présentait pas de douleurs lors de son arrivée aux urgences et que l'administration combinée de morphine et d'anxiolytique, dont le dosage n'est de surcroît pas précisé, a causé sa mort de manière incontestable ; - l'AP-HP a méconnu les dispositions du code de la santé publique issues de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dès lors que l'équipe médicale de l'hôpital Saint-Antoine a mis en œuvre une sédation profonde et continue jusqu'au décès de son père alors que ce dernier avait simplement fait part de son anxiété à l'équipe soignante, sans au préalable respecter la procédure collégiale prévue par le code de déontologie médicale, ni consulter sa famille et alors que le dossier médical ne fait apparaître aucune décision motivée ; - son préjudice moral peut être évalué à la somme de 150 000 euros. Par un mémoire en défense enregistré le 28 juillet 2024, l'AP-HP, représentée par Me Tsouderos, conclut à titre principal au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que la Cour ramène le montant des demandes de l'appelante à de plus justes proportions. Elle soutient que : - la requête d'appel de Mme B... est irrecevable faute de développer de moyen dirigé contre le jugement attaqué, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ; - elle doit être mise hors de cause dès lors que Mme B... ne formule aucune conclusion contre elle ; - les moyens de la requête ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Julliard, - les conclusions de Mme Dégardin, rapporteure publique, - et les observations de Me Elalouf représentant Mme B.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.