Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Lyon de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales, assorties de la pénalité pour manquement délibéré, auxquelles il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018. Par un jugement n° 2207423 du 11 juin 2024, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 août 2024 et 21 mai 2025, M. A..., représenté par Me Madfai, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement et de faire droit à sa demande ; 2°) d'ordonner le sursis de paiement des impositions contestées ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le téléphone portable, l'ordinateur et l'imprimante achetés ont été utilisés exclusivement pour un usage professionnel ; - certains justificatifs des dépenses déduites pour la détermination de ses revenus fonciers mentionnent une livraison à son domicile par simple commodité compte tenu de ses déplacements fréquents à l'étranger ; - il a produit des brochures de presse permettant de constater et de dater le sinistre qu'il a subi ; les achats ont été effectués sur une période au cours de laquelle il a fait réaliser d'importants travaux à la suite d'une catastrophe naturelle ; - il a acheté plusieurs appareils électroménagers identiques afin de les installer dans les logements qu'il donne en location ; l'administration n'était pas fondée à refuser la déduction des meubles acquis au motif que ses biens immobiliers étaient loués nus ; - elle ne pouvait pas lui opposer la circonstance que les factures produites ne mentionnent pas la destination des produits achetés dès lors que cette mention n'est pas obligatoire ; - il est fondé à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de la position prise, lors d'un précédent contrôle de sa situation fiscale personnelle, par l'administration, qui a admis la déduction des dépenses réalisées pour la détermination de ses revenus fonciers. Par un mémoire en défense enregistré le 17 mars 2025, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Moya, premier conseiller, - les conclusions de Mme Le Frapper, rapporteure publique, Considérant ce qui suit : 1. M. A... a fait l'objet d'un examen de sa situation fiscale personnelle à l'issu duquel l'administration a notamment remis en cause une partie des frais réels déclarés au titre de son activité salariée de chef de cabine et les dépenses déduites pour la détermination de ses revenus fonciers. Il a été assujetti en conséquence, selon la procédure contradictoire, à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2017 et 2018, assorties de la pénalité pour manquement délibéré. Il relève appel du jugement du 11 juin 2024 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à la décharge de ces impositions. Sur la déduction de frais réels : 2. M. A... reprend en appel le moyen déjà soulevé en première instance, tiré de ce que l'ordinateur, l'imprimante et le téléphone achetés et le forfait téléphonique souscrit sont utilisés exclusivement à titre professionnel et qu'ainsi, la dépréciation de ces matériels et les frais téléphoniques devaient être intégralement pris en compte dans ses frais réels. Il y a lieu de l'écarter par adoption des motifs retenus par le tribunal dans son jugement. Sur les revenus fonciers : 3. Aux termes de l'article 28 du code général des impôts : " Le revenu net foncier est égal à la différence entre le montant du revenu brut et le total des charges de la propriété. ". Aux termes de l'article 31 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : / 1° Pour les propriétés urbaines : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.